Les négociations de la 5e Commission de l’Assemblée Générale des Nations Unies, pilotées par le service économique de la RP ONU, se sont conclues le 30 décembre par d’importantes avancées, en particulier l’adoption au consensus du budget 2026 de l’ONU, porteur de réformes ambitieuses et d’efficiences sur le long terme. La dynamique de réforme de l’ONU, dite « ONU 80 » est ainsi validée sans équivoque et amenée à se poursuivre sur les prochaines années.

 

Eléonore Peyrat, Agathe Rolland, Marc Rivet et Célian Laurent-Ricard

Le budget 2026 de l’ONU a été adopté au consensus dans un contexte exceptionnel, marqué par le 80ᵉ anniversaire de l’Organisation et par le lancement de la réforme ONU80 portée par le Secrétaire général. Cette initiative historique, soutenue par la France, a permis d’aboutir à un budget de 3,5 Mds$, intégrant une réduction de dépenses de près de 500 M$ et une réduction de 2900 postes. Elle traduit une volonté de modernisation et de maîtrise des coûts de l’Organisation pour renforcer son impact. Les États membres ont également validé des règles financières plus justes, notamment en matière de retours des crédits non dépensés, avec leur déduction des arriérés pour les États n’ayant pas acquitté leurs contributions à temps et l’application du barème de l’année de paiement.

La France s’est fortement impliquée, aux côtés de ses partenaires européens, pour veiller à ce que l’initiative ONU80 s’inscrive dans une dynamique de réforme de long terme, au-delà du seul exercice budgétaire 2026. Elle a contribué activement au soutien de réformes structurelles, telles que le développement de plateformes administratives partagées, le renforcement des règles déontologiques ainsi qu’à l’intégration de la maîtrise de la masse salariale et des retraites au cœur des travaux, tout en restant pleinement mobilisée pour la préservation des mandats confiés à l’Organisation et la défense de nos priorités sur les trois piliers de l’ONU, la paix et la sécurité, le développement durable, les droits de l’homme et l’humanitaire.

La France et toute l’équipe du service économique de la Représentation Permanente de la France auprès de l’ONU sont fières de la dynamique ainsi enclenchée au service d’un multilatéralisme crédible. Ce budget doit permettre à l’Organisation de gagner en efficacité, pour recentrer les ressources là où les besoins sont les plus pressants :  sur le terrain, avec plus d’impact et au service direct des populations les plus vulnérables et confrontées aux crises.

Voir le discours du Représentant Permanent de la France auprès de l’ONU lors de l’adoption du budget ici.