Près d’un an après que la Belgique a décidé d’acquérir 34 avions de combat F-35, les filiales belges de groupes aéronautiques français entrevoient des retombées économiques positives de ce contrat de 3,8 milliards d’euros.

 

Si les contrats de collaboration industrielle signés avec le groupe américain de défense Martin Lockheed ne mentionnent à ce stade aucun chiffre, ils permettent à trois entreprises belges de se positionner en tant que fournisseurs potentiels du groupe. Les discussions les plus avancées concernent la collaboration avec l’entreprise bruxelloise Ilias Solutions, spécialisée dans les logiciels logistiques, qui pourrait ainsi obtenir des contrats au cours des cinq prochaines années à hauteur de 5 millions de dollars par an. Deux autres partenariats pourraient également bénéficier à la France puisque la Sabca, la filiale belge du groupe Dassault, pourrait également fournir des systèmes d’actionnement, tandis que la filiale liégeoise Safran Aero Boosters du motoriste français Safran, pourrait être amenée à équiper le chasseur américain à travers par le biaise d'un partenariat signé avec le fabriquant du réacteur F-135, l'Américain Pratt & Whitney.

Ces différents projets s’inscrivent dans la procédure des « intérêts essentiels de sécurité » (IES), mise en place par le groupe d’experts de la Défense belge qui a piloté le programme de remplacement des F-16 afin de soutenir la défense et l’industrie en Belgique.