Une réforme fiscale attendue sur fond de consolidation budgétaire Le gouvernement autrichien ÖVP-FPÖ a détaillé le 30 avril les grands axes de la réforme fiscale annoncée en 2018, dont l’entrée en vigueur s’étalera de 2020 jusqu’en 2023. Dénommée « Allègement pour l’Autriche », elle représente un volume de 6,5 Mrd EUR (8,3 Mrd EUR en prenant en compte les mesures déjà prises depuis 2018, dont le bonus famille), soit l’équivalent de 1,5 % du PIB en fin de période. Elle va au-delà de ce qui était annoncé début janvier (2,3 Mrd EUR supplémentaires par rapport aux 6 Mrd EUR envisagés initialement). Elle s’inscrit dans l’objectif gouvernemental de baisser la pression fiscale, actuellement de 41,8 % (2017) du PIB à 40 % à l’issue de la mandature, et ce, sans nouvel endettement comme s’y est engagé le gouvernement. Trois grands volets de réformes sont annoncés: 5 Mrd EUR d’allègements à destination des ménages (principalement via la baisse du taux des 3 premières tranches de l’impôt s

Courbes et graphiques

Une réforme fiscale attendue sur fond de consolidation budgétaire

 

Le gouvernement autrichien ÖVP-FPÖ a détaillé le 30 avril les grands axes de la réforme fiscale annoncée en 2018, dont l’entrée en vigueur s’étalera de 2020 jusqu’en 2023. Dénommée « Allègement pour l’Autriche », elle représente un volume de 6,5 Mrd EUR (8,3 Mrd EUR en prenant en compte les mesures déjà prises depuis 2018, dont le bonus famille), soit l’équivalent de 1,5 % du PIB en fin de période. Elle va au-delà de ce qui était annoncé début janvier (2,3 Mrd EUR supplémentaires par rapport aux 6 Mrd EUR envisagés initialement). Elle s’inscrit dans l’objectif gouvernemental de baisser la pression fiscale, actuellement de 41,8 % (2017) du PIB à 40 % à l’issue de la mandature, et ce, sans nouvel endettement comme s’y est engagé le gouvernement.

 

Trois grands volets de réformes sont annoncés: 5 Mrd EUR d’allègements à destination des ménages (principalement via la baisse du taux des 3 premières tranches de l’impôt sur le revenu étalée entre 2021 et 2022 et la baisse des cotisations sociales dès 2020 pour les bas salaires et retraités) ; 1,5 Mrd EUR à destination des entreprises (via la baisse de l’impôt sur les sociétés qui passera de 25 % actuellement à 21 % en 2023) et plus symboliquement, une modification de la fiscalité automobile pour moduler les taxes sur le niveau des émissions de CO2 (équivalant à un allègement à hauteur de 55 MEUR). A noter que la suppression de la « kalte Progression », promise dans l’accord de coalition (non indexation des barèmes fiscaux) est renvoyée à la fin de la législature.

 

D’ores et déjà, cette réforme fiscale, orientée vers le pouvoir d’achat des ménages et des retraités, viendra soutenir la croissance en plein ralentissement conjoncturel. Elle devrait être financée en partie grâce aux marges budgétaires liées au maintien de la croissance sur la période (1,7 % à 1,8 % projetés fin mars), aux excédents budgétaires projetés à l’horizon 2022 et via un volet d’économies encore à détailler.

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