En 2018, les exportations françaises vers le Ghana (-6%) stagnent sous l’effet des moindres performances de nos principaux postes de vente sectoriels : les biens d’équipement, les produits des industries agroalimentaires et les produits chimiques et parfums, qui continuent de représenter plus de 75% de nos envois vers le Ghana, sont en recul. Parallèlement, les livraisons à la France progressent fortement (+41%) avec l’envol de nos achats d’hydrocarbures (+126%). Cette évolution est la principale cause du creusement de 157% de notre déficit commercial, à 237 M EUR (53 M EUR hors pétrole). Notre commerce bilatéral, structurellement volatil, n’a pas bénéficié en 2018 de contrats d’achat élevés ni de lancements de grands projets français. Nos ventes de biens au Ghana représentent moins de 2% du total des importations ghanéennes, contre 3,5% il y a cinq ans. Le pays recule de deux places au classement de nos clients en Afrique-Sub-saharienne (16ème). Il demeure une destination trop sous-estimée par les exportateurs français, sans doute pour des motifs plus socio-culturels qu’économiques.