Au niveau mondial : croissance légèrement révisée à la baisse à 3% en 2018 (-0,1 pp), reflet notamment de la montée des tensions commerciales Le rapport a revu à la baisse sa perspective de croissance mondiale pour 2018. Celle-ci devrait s’établir à 3% (contre 3,1% en 2017), au lieu de 3,1% comme initialement prévu en juin 2018. En 2019, celle-ci est attendue à 2,9% en 2019. Cette décélération reflète la montée des tensions commerciales et l’augmentation notable des charges d’emprunt qui freine les entrées de capitaux dans les marchés émergents et les économies en développement. En Afrique Subsaharienne : croissance revue à la baisse à 2,7% en 2018 (-0,4 pp) en raison du ralentissement économique de l’Angola, du Nigéria et de l’Afrique du Sud La Banque mondiale a revu à la baisse sa perspective de croissance de 0,4 point de pourcentage (pp), avec un taux finalement estimé à 2,7% pour 2018. Cette révision est essentiellement le fait du ralentissement de l’activité économique dans

 

Au niveau mondial : croissance légèrement révisée à la baisse à 3% en 2018 (-0,1 pp), reflet notamment de la montée des tensions commerciales

Le rapport a revu à la baisse sa perspective de croissance mondiale pour 2018. Celle-ci devrait s’établir à 3% (contre 3,1% en 2017), au lieu de 3,1% comme initialement prévu en juin 2018. En 2019, celle-ci est attendue à 2,9% en 2019. Cette décélération reflète la montée des tensions commerciales et l’augmentation notable des charges d’emprunt qui freine les entrées de capitaux dans les marchés émergents et les économies en développement.

En Afrique Subsaharienne : croissance revue à la baisse à 2,7% en 2018 (-0,4 pp) en raison du ralentissement économique de l’Angola, du Nigéria et de l’Afrique du Sud

La Banque mondiale a revu à la baisse sa perspective de croissance de 0,4 point de pourcentage (pp), avec un taux finalement estimé à 2,7% pour 2018. Cette révision est essentiellement le fait du ralentissement de l’activité économique dans trois pays de la région : l’Angola (contraction de 1,8%, soit une révision de -3,5 pp par rapport à la prévision de juin 2018), l’Afrique du Sud (croissance de 0,9% du fait d’une révision -0,5 pp) et le Nigéria (croissance de 1,9% après une révision -0,2 pp). L’Angola et le Nigéria pâtissent d’un recul de la production de pétrole, quand l’Afrique du Sud subit une contraction des activités minières et de la construction.

A noter qu’en dépit de cette révision, la croissance pour 2018 devrait être légèrement supérieure à celle de 2017 (2,6%). Mieux, elle devrait accélérer au cours des prochaines années, avec un taux attendu à 3,4% en 2019 qui devrait s’établir à 3,7% en moyenne sur 2020-21. La région devrait ainsi parvenir à maintenir sa dynamique de redressement, malgré la persistance de vents adverses (durcissement des conditions financières internationales, montées des tensions commerciales au niveau mondial, évolutions mitigées des prix des matières premières, appréciation du dollar…).

En Afrique de l’Ouest (y compris la Mauritanie) : en 2018, tous les pays de la zone hormis le Nigéria affichent des taux de croissance supérieurs à la moyenne subsaharienne

L’institution a également revu à la baisse la perspective de croissance pour 2018 de quasiment tous les pays, sauf celles du Bénin (6% en 2018, stable par rapport à juin 2018), du Burkina Faso (6%, stable), du Cap-Vert (4%, +0,3 pp) et de la Côte d’Ivoire (7,7%, +0,1 pp). La Sierra-Leone connaît la révision à la baisse la plus importante (-1,4 pp à 3,7%), suivie de la Guinée-Bissau (-1,2 pp à 3,9%), de la Mauritanie (-0,6 pp à 3%) et du Ghana (-0,4 pp à 6,5%). Dans ces quatre pays, cette révision à la baisse se traduit par un ralentissement du rythme de croissance par rapport à 2017.

Il convient de souligner qu’en dépit de ces révisions, les chiffres du rapport montrent que presque tous les pays de la région devraient voir leur rythme de croissance s’accélérer au cours des prochaines années. Par ailleurs, à partir de 2018, hormis le Nigéria, tous les pays de la CEDEAO affichent des taux de croissance supérieurs à la moyenne subsaharienne.

 

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