BREVES BIMENSUELLES

JAPON COREE

Semaines des 5 et 12 mars 2018

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Sommaire

 

Japon
  1. Evolutions macroéconomiques
  2. Relations commerciales et multilatérales
  3. Entreprises
Corée
  1. Evolutions macroéconomiques
  2. Relations commerciales et multilatérales
  3. Entrperises

Japon

1. Evolutions macroéconomiques

Les médias sont mobilisés par une affaire de corruption impliquant la femme du Premier Ministre Shinzo Abe dans la vente d’un terrain par l’Etat à une école privée d’Osaka. Le 12 mars, le Ministre des finances, Taro Aso, a reconnu que son Ministère avait falsifié 14 documents liés à la vente d’un terrain public à un prix nettement inférieur au prix du marché (14% de sa valeur réelle) à l’école Moritomo Gakuen. Cette école privée nationaliste est connue pour entretenir des liens étroits avec l’épouse duShinzo Abe Premier Ministre, Mme Akie Abe, qui en est de plus la présidente honoraire. Le fonctionnaire de la préfecture en charge de la vente du terrain s’est suicidé quelques jours avant l’annonce du Ministère des finances tandis que Nohuhisa Sagawa, ancien directeur de l’Agence Nationale des Impôts, présentait sa démission. A la suite de ces révélations, le Premier ministre Abe a présenté publiquement ses excuses pour la falsification des documents. Le ministre des finances M. Aso a annoncé son intention « d’enquêter sur la cause [de l’incident] et de prendre des mesures pour [en] empêcher la répétition ». L’opposition appelle néanmoins à la démission de ce dernier. Sources : Nikkei

2. Relations commerciales et multilatérales

Le nouveau TPP à 11, rebaptisé CTPP, a été signé au Chili le 8 mars 2018 par les 11 membres[1] et repose sur le gel de 22 dispositions: celles les plus liées à la participation des Etats-Unis (notamment les dispositions sur la propriété intellectuelle qui protégeaient principalement l’industrie pharmaceutique américaine). Le texte final comprend également l’amendement de plusieurs clauses, notamment celle relative aux conditions d’entrée en vigueur provisoire : dorénavant la ratification de 6 pays sera suffisante, indépendamment de leur taille.

Au total, le CPTPP (couvrant près de 500 millions de personnes représentant 13,5% du PIB mondial), comme l’APE UE-Japon, est un partenariat global ambitieux incluant des règles environnementales, de protection du travail, un organisme de règlement des différends Etats-investisseur et une baisse sensible des barrières tarifaires.

Sources : Ministère des Affaires étrangères japonais.
[1] Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, et Vietnam

3. Entreprises

Selon une étude du METI (Ministry of Economy, Trade and Industry), le nombre de start-up créées pour commercialiser les innovations issues de la R&D universitaire a augmenté de 13% durant l’année comptable 2017 et a dépassé, pour la première fois, le chiffre de 2000. Si, parmi l’ensemble des start-up japonaises, plus de la moitié sont spécialisées dans les technologies de l’information (IT), il s’avère que sur les 2093 start-up créées au sein des universités japonaises, la plus grande partie sont dans le secteur biotech/medtech/santé (659 start-up), suivies ensuite par les start-up IT (au nombre de 614). Les universités ayant enregistré le plus grand nombre de création de start-up sont : l’Université de Tokyo (245), l’Université de Kyoto (140) et l’Université de Tsukuba (98). Source : NikkeiR&D Japon

Des compagnies automobiles et énergétiques japonaises s’associent pour le développement des stations hydrogène et des véhicules à pile à combustible. Un consortium composé des trois principaux industriels automobiles (Toyota Motor Corp., Nissan Motor Co., et Honda Motor Co.), des six principaux énergéticiens nippons (JXTG Nippon Oil & Energy Corp., Idemitsu Kosan Co., Iwatani Corp., Tokyo Gas Co., Toho Gas Co., et Air Liquide Japan), de la maison de commerce Toyota Tsusho Corp. et de la Banque de Développement du Japon a créé Japan H2 Mobility LLC, une entreprise en charge de la promotion de la construction de stations hydrogène et de la stimulation de la demande adressée aux véhicules à pile à combustible. L’entreprise nouvellement créée vise la construction de 80 stations à hydrogène entre 2018 et 2021 dans les zones métropolitaines principales, avant de s’étendre dans le reste du pays. Ces stations seraient financées par des aides gouvernementales ainsi que des fonds d’institutions financières et d’entreprises énergétiques. Le Japon a pour objectif l’introduction de 40 000 véhicules à pile à combustible d’ici 2020, mais est loin du compte– seuls 2 300 véhicules étaient en circulation en 2017. Le nombre de stations hydrogène reste insuffisant – 101 construites, en construction ou planifiées sur l’ensemble du pays – et est pointé du doigt dans le faible taux de pénétration des véhicules à pile à combustible. Le gouvernement vise 160 stations hydrogène en 2020 et 900 en 2030. Sources : The Japan Times, The Japan News et Nikkei

Corée

1. Evolutions macroéconomiques et financières

Le gouvernement prévoit une rallonge budgétaire de 3,7 Mds USD pour financer un plan de soutien à l’emploi des jeunes. Le plan vise avant tout à accroître le nombre de jeunes travaillant dans les PME en fournissant des aides financières, à la fois aux employés et aux entreprises. Les mesures annoncées par le gouvernement incluent notamment une exemption de l’impôt sur le revenu pour 5 ans pour les employés de moins de 35 ans embauchés dans une PME, ainsi qu’une subvention d’un montant Coréeannuel de 8 400 USD pour les PME recrutant un nouvel employé de moins de 35 ans en contrat régulier. Selon le gouvernement, ces mesures devraient permettre de créer entre 180 000 à 220 000 emplois d’ici 2021 et de réduire le taux de chômage des jeunes de 15-29 ans à 8 % (9,8 % en février 2018). Le plan inclut également une série de mesures destinées à améliorer le niveau de vie des jeunes employés coréens dans les PME : prêts à taux préférentiel pour financer le dépôt de garantie lors de la location d’un logement, plan d’épargne subventionné, etc. Le gouvernement veut mettre en œuvre cette rallonge budgétaire avant la fin du mois d’avril. Sources : Joongang Daily ; Yonhap

2. Relations commerciales et multilatérales

La Corée envisage de rejoindre le Comprehensive and Progressive Agreement for Trans-Pacific Partnership (CPTPP) – cf supra. Le ministre de la Stratégie et des Finances Kim Dong-yeon a annoncé le 12 mars que le gouvernement coréen déciderait de rejoindre ou non le CPTPP avant la fin du mois de juin 2018. Le gouvernement coréen souhaite évaluer l’impact potentiel du CPTPP sur l’économie coréenne avant de prendre une décision. Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Energie a précisé que les conséquences négatives potentielles du CPTPP devraient toutefois être limitées, dans la mesure où la Corée dispose déjà d’un accord de libre-échange avec 9 des 11 membres de l’accord. Bien que la Corée n’ait pas fait partie des pays participant aux négociations initiales du TPP, le gouvernement de Park Geun-hye avait annoncé de façon tardive en 2015 sa volonté de rejoindre le TPP ; l’accession de la Corée à l’accord avait toutefois été reportée pour ne pas compliquer les négociations. Sources : Yonhap ; Yonhap

3. Entreprises

Le ministère des Transports veut renforcer la législation sur les compagnies aériennes afin de limiter l’expansion des compagnies low-cost. Les autorités coréennes souhaitent assurer un cadre concurrentiel équitable et pérenne en renforçant la règlementation des compagnies aériennes low-cost. Ce projet vise notamment à durcir les prérequis pour candidater à une licence LCC (Low-Cost Carrier). Aujourd’hui, les entreprises aériennes coréennes doivent posséder plus de 3 avions et 14 M USD de capitaux propres pour demander cette licence. Si la nouvelle règlementation est adoptée, les compagnies aériennes devront justifier de plus de 28 M USD de capitaux propres et de 5 avions dans leur flotte de départ. Ce chiffre n’est pas anodin car selon Jeju Airles experts, les compagnies low-cost ne sont, en général, rentables qu’à partir de 6 ou 8 appareils. De plus, le ministère souhaite supprimer le système autorisant une compagnie low-cost à effectuer des vols internationaux à partir de 20 000 vols intérieurs sans accident. Ces mesures pourraient être mises en place dès le mois de juillet si elles sont validées par les organisations concernées et par les autorités législatives lors d’une  réunion gouvernementale prévue en avril. Le low-cost représente 55,5% du marché des vols domestiques et 26% des vols internationaux au départ de la Corée. Jeju Air, leader sur ce segment de marché avec 905 M USD de chiffres d’affaires en 2017, possède 31 appareils tandis que son principal concurrent, Jin Air, en possède 25 pour un chiffre d’affaires de 807 M USD sur la même période.  Source : Korea Herald

 

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