En 2017, le PIB brésilien a augmenté de 1,0 %, après deux années consécutives de récession (−3,5 % en 2015 comme en 2016), conformément aux anticipations des marchés. L’activité bénéficie d’une légère hausse de la consommation des ménages (+1,0 % en 2017 après −4,3 % en 2016), traditionnel moteur de l’économie brésilienne, tandis que l’investissement poursuit sa baisse (1,8 % après 10,3 %). Le commerce extérieur contribue positivement à la croissance en raison d’une hausse des exportations (+5,2 % après +1,9 %) légèrement supérieure à celles des importations (−5,0 % après −10,2 %). D’un point de vue sectoriel, l’agroalimentaire connait une embellie (+13,0 % après −4,3 %) alors que la production reste atone dans l’industrie et les services. Par ailleurs, Fitch a dégradé d’un cran la notation souveraine du Brésil (à BB- soit au niveau de la note de S&P, avec perspective stable) en raison de la hausse des inquiétudes concernant la trajectoire des finances publiques. L’agence a justifié sa décision par (i) la persistance des déficits budgétaires (à 1,9 % du PIB pour le déficit primaire et 7,8 % du PIB pour le déficit nominal en 2017), (ii) la progression de la dette publique, qui a atteint 74 % du PIB en 2017, et (iii) l’échec des réformes qui devaient permettre un assainissement des finances publiques et en particulier de la réforme des retraites, récemment abandonnée par le gouvernement de M. Temer faute de pouvoir réunir les votes nécessaires au Parlement.

 

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