Plus de 5000 navires ont accosté au Nigéria en 2015, transportant un volume de 1,06 M EVP (entrées et sorties), soit le quart du trafic de conteneurs en Afrique de l’Ouest. Historiquement, le système portuaire nigérian a constitué un frein au développement du commerce extérieur, caractérisé par des temps de déchargement longs, des pratiques douanières frauduleuses et une capacité insuffisante. Afin d’en améliorer l’efficacité, le gouvernement fédéral a confié la gestion opérationnelle de ses 25 terminaux portuaires au secteur privé en 2006. Cette réforme n’a pas entraîné tous les progrès escomptés: selon un classement du World Economic Forum qui compare la qualité des infrastructures portuaires de 137 pays en 2016, le Nigéria se situe à la 116ème position, en-dessous de la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne (il était 111ème sur 139 pays selon un classement de la Banque Mondiale en 2015). Pour cette raison, une part importante des importations à destination du Nigéria sont captées par les ports des pays voisins comme le Bénin et le Togo avant de traverser la frontière par la route, souvent illégalement. Des projets d’envergure sont actuellement en cours, notamment dans le sud-ouest du Nigéria où le besoin de capacité portuaire est le plus important. Pour devenir attractif et se positionner comme point de desserte des pays de l’hinterland, le Nigéria devra également mener des efforts en matière de régulation des ports et de simplification des procédures douanières.