Historiquement premier producteur de brut d’Afrique, le Nigéria a cédé son rang en 2016 (1,7 M b/j) au profit de l’Angola, en raison notamment des actes de vandalisme perpétrés sur les installations pétrolières (avec un creux en août 2016 à 1,5 M b/j avec condensats). Depuis janvier 2017, la situation dans le Delta s’est apaisée permettant au pays de recouvrer une production moyenne de 1,84 M b/j. Au cours de la dernière décennie, l’activité d’exploration a été faible en raison de plusieurs problèmes relevant de l’insécurité fiscale, de l’augmentation des coûts ou encore de l’insécurité dans la région du Delta. Néanmoins, le gouvernement maintient son objectif d’atteindre des réserves de pétrole brut à 40 Mds de barils d’ici 2020 et entend à ce titre initier un certain nombre de réformes qui se cristallisent notamment dans le plan pétrolier à moyen terme « Seven big wins » 2015-2019. Le gouvernement entend par ailleurs s’engager davantage dans le développement du secteur gazier afin de sécuriser sa production électrique et limiter les volumes de gaz torché entre autres. Du côté du raffinage, l’organisation du secteur pourrait être bouleversée d’ici 4 à 5 ans, avec la construction d’une nouvelle raffinerie par le conglomérat nigérian Dangote d’une capacité de 650 000 b/j et la réhabilitation des raffineries actuelles.