BELGIQUE
Commerce extérieur
Avec un taux d’ouverture de 76,4 %, la Belgique demeure l’une des économies les plus ouvertes de la zone euro. En 2025, ses échanges commerciaux de biens se sont établis à 981,6 Md€ (153,0% du PIB), dont 503,8 Md€ d’exportations (16ème exportateur mondial) et 477,8 Md€ d’importations, tous deux en recul de 1,7 % par rapport à 2024. La Belgique dégage un excédent commercial de 25,9 Md€ (‑34,8%). Hors flux de transit induits par les infrastructures et la position géographique de la Belgique, qui représentent en moyenne 30 % du commerce extérieur belge (effet « Rotterdam »), les échanges de biens ressortent à 682,2 Md€, dont 343,5 Md€ d’exportations (-1,2 %) et 338,8 Md€ d’importations (-0,5 %), pour un solde excédentaire de 4,7 Md€ en 2025 (contre 7,2 Md€ en 2024). Les échanges de biens restent dominés par les produits des industries chimiques et pharmaceutiques (23,3 % du volume total ; premier excédent sectoriel), les combustibles minéraux (13,2 %), les machines et appareils électriques (12,5 %) et le matériel de transport (11,7 %). En outre, la balance des services demeure déficitaire en 2024 (-12,7 Md€).
Le solde de la balance des biens se stabilise en excédent en 2025
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Les échanges commerciaux belges ont atteint 682,2 Md€ en 2025, dégageant un solde excédentaire de 4,7 Md€.
Selon la méthodologie du « concept national » de la Banque nationale de Belgique (BNB), qui neutralise l’impact des flux de transit réalisés par des entreprises non-résidentes sans intervention d’un résident belge (Annexe 1), les échanges de biens de la Belgique ont atteint 682,2 Md€ en 2025, en baisse de 0,8 % par rapport à 2024 (688,1 Md€). Cette contraction concerne à la fois les exportations, revenues à 343,5 Md€ (contre 347,6 Md€ en 2024), et les importations à 338,8 Md€ (contre 340,4 Md€). La BNB constate ainsi un nouvel affaiblissement du commerce extérieur belge : la valeur des exportations comme celle des importations recule pour la troisième année consécutive. Le solde commercial demeure toutefois positif, à 4,7 Md€, prolongeant l’excédent retrouvé en 2024 (Annexe 1). Selon la méthodologie d’Eurostat du « concept communautaire », qui inclut les flux de transit[1] représentant en moyenne 30 % du commerce extérieur belge (Annexe 2.B), la Belgique affiche un excédent commercial plus élevé, à 25,9 Md€ en 2025, contre 26,3 Md€ en 2024, pour un volume total d’échanges de 981,6 Md€ (contre 998,4 Md€ en 2024) (Annexe 3).
[1] Qui sont induits par la position géographique de la Belgique, au cœur de la dorsale européenne, et à ses infrastructures portuaires.
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Le commerce extérieur de la Belgique est porté par les échanges de produits pharmaceutiques, de combustibles minéraux (pétrole et gaz) et de machines et appareils électroniques.
Les produits des industries chimiques et pharmaceutiques constituent le premier poste des échanges belges, à hauteur de 158,7 Md€ en 2025 (23,3 % du total) dont 88,6 Md€ d’exportations (54,8 Md€ pour les produits pharmaceutiques). Leur montant est quasi stable par rapport à 2024 (-0,1 %). Les autres principaux postes sont les produits minéraux (89,9 Md€, -9,5 % par rapport à 2024, soit 13,2 % du total), les machines et appareils électroniques (85,1 Md€, +2,4 %, soit 12,5 %), le matériel de transport (80,1 Md€, -4,6 %, soit 11,7 %), en particulier les véhicules automobiles (76,8Md€), et les métaux communs (48,0 Md€, -2,4 %, soit 7,0 %) (Annexe 4.A). Ensemble, ces cinq catégories concentrent 67,7 % des échanges de biens en 2025. Selon la BNB, le recul des échanges s’explique notamment par l’évolution des prix des produits minéraux, par le repli du commerce de vaccins (3,3 Md€, -60% par rapport à 2024) pour les produits pharmaceutiques et par les incertitudes fiscales et tarifaires pesant sur les véhicules électriques. Les produits des industries chimiques dégagent le principal excédent sectoriel de la Belgique, à 18,5 Md€ (-12,5 %), devant les produits des industries alimentaires (7,6 Md€, -17,8 %), les matières plastiques (6,3 Md€, -7,6 %) et les métaux (2,6 Md€, -30,2 %). Les principaux déficits concernent les produits minéraux (-18,5 Md€, +16,4%) et les machines et matériels électriques (-10,9 Md€, -4,2%).
- Les échanges de biens de la Belgique demeurent principalement orientés vers ses pays frontaliers, tandis que les partenaires hors UE représentent environ un tiers du commerce extérieur belge.
En 2025, les Pays-Bas (121,3 Md€ ; 17,8 % des échanges), l’Allemagne (103,4 Md€ ; 15,2 %) et la France (81,0 Md€ ; 11,9 %) constituent les trois principaux partenaires commerciaux de la Belgique, avec 44,8 % du volume total des échanges (Annexe 5.A). Les États-Unis occupent la 4ème place (49,4 Md€ ; 7,2 %), devant l’Italie (32,4 Md€ ; 4,8 %) et le Royaume-Uni (28,7 Md€ ; 4,2 %). En raison d’importations nettement supérieures aux exportations, la Belgique conserve un déficit commercial important vis-à-vis des Pays-Bas (-34,9 Md€) (Annexe 6). À l’inverse, elle enregistre des excédents avec plusieurs de ses autres grands partenaires, notamment l’Allemagne (12,2 Md€), le Royaume-Uni (11,3 Md€), la France (5,4 Md€), l’Espagne (3,3 Md€) et l’Italie (1,7 Md€) (Annexe 7). La répartition territoriale du commerce extérieur belge reste très déséquilibrée. Alors qu’elle représente près de 60 % du PIB national, la Région flamande concentre 80,0 % du commerce de biens en 2024 (545,5 Md€), loin devant la Wallonie (16,4 %, soit 112,2 Md€) et Bruxelles-Capitale (3,6 %, soit 24,5 Md€) (Annexe 8). Cette surreprésentation s’explique par la présence en Flandre des trois principales portes d’entrée du commerce extérieur belge : le port d’Anvers-Bruges, le port de Gand et l’aéroport de Zaventem. Bien que minoritaire dans les échanges, la Wallonie est la seule région à dégager un excédent commercial (+27,7 Md€), tandis que la Flandre et Bruxelles-Capitale affichent des déficits respectifs de 14,1 Md€ et 8,9 Md€. Les pays non membres de l’Union européenne représentent 33,1 % des échanges de biens de la Belgique en 2025. Dans cet ensemble, les États-Unis occupent une place dominante, avec 49,4 Md€ d’échanges (dont 49,1% dans la pharmacie, soit 24,3 Md€), soit 21,9 % du commerce belge hors UE, devant la Chine, à 19,0 Md€ (8,4 %). Après avoir progressé entre 2009 et 2016, passant de 31,2 % à 36,3 %, le poids des partenaires hors UE s’est progressivement replié pour revenir autour d’un tiers du total. Cette évolution traduit un léger recentrage des échanges belges vers le marché européen depuis le pic atteint en 2016. Le solde commercial avec les pays hors UE demeure toutefois nettement positif en 2025, à 11,4 Md€, malgré un recul par rapport à l’excédent marqué enregistré en 2024 (21,2 Md€).
Le solde de la balance des services reste fortement déficitaire en 2024
- Le tourisme est à l’origine du déficit de la balance des services.
En 2024, les exportations de services ont progressé à 139,1 Md€ (+2,7 %), mais cette hausse a été plus que compensée par celle des importations, qui atteignent 151,8 Md€ (+4,9 %). Le déficit de la balance des services s’est ainsi creusé pour atteindre 12,7 Md€ (Annexe 9). Le poste des voyages y contribue largement, avec un solde déficitaire de 16,1 Md€.
- L’export belge de services dépend pour un tiers des autres services aux entreprises (54,0 Md€).
Ils regroupent notamment les services de recherche et développement, les services professionnels et de conseil, ainsi que les services techniques. Les transports constituent le deuxième poste d’exportation de services (27,4 Md€), devant les services de télécommunications, d’informatique et d’information (20,4 Md€), les voyages (8,7 Md€) et les services financiers (7,8 Md€).
- Les échanges belges de services restent principalement orientés vers les partenaires européens, malgré la place importante occupée par les États-Unis.
Les Pays-Bas demeurent la première destination du commerce belge de services (44,8 Md€ ; 15,4 %), devant la France (35,7 Md€ ; 12,3 %), les États-Unis (29,9 Md€ ; 10,3 %), l’Allemagne (24,8 Md€ ; 8,5 %) et le Royaume-Uni (24,5 Md€ ; 8,4 %). En matière de solde, le Royaume-Uni constitue le principal déficit de la Belgique (-4,6 Md€), suivi par la France (-3,4 Md€), le Luxembourg (-3,3 Md€), l’Allemagne (-3,1 Md€) et l’Espagne (-2,9 Md€). À l’inverse, le principal excédent de la Belgique est enregistré avec la Suisse (5,0 Md€).
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En 2025, le commerce extérieur belge confirme une phase de ralentissement, avec un recul modéré des exportations comme des importations de biens pour la troisième année consécutive. La Belgique conserve toutefois un solde commercial excédentaire, même si celui-ci se réduit. La structure des échanges demeure fortement concentrée autour de quelques secteurs clés : la chimie et la pharmacie, les produits minéraux, les machines et le matériel de transport. Les partenaires frontaliers restent centraux, tandis que la part des pays hors UE se stabilise autour d’un tiers du commerce de biens. Cette orientation confirme l’ancrage européen du commerce belge, tout en maintenant un rôle significatif des États-Unis et de la Chine. En revanche, la balance des services reste nettement déficitaire, principalement sous l’effet des voyages. L’ensemble traduit une économie toujours très ouverte, mais exposée au ralentissement des échanges mondiaux et aux évolutions sectorielles propres à ses principaux postes d’exportation.