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Algérie

Avec un territoire de 2,4 millions de km² et une démographie dynamique (+1,8% par an pour atteindre 41,3 M d’habitants fin 2017), l'Algérie dispose du 4ème PIB du continent africain (159 Mds USD en 2016) et du PIB par habitant le plus élevé d’Afrique du Nord (14 955 USD en 2016, en PPA). La richesse de son sous-sol (ressources en pétrole et surtout en gaz), conjuguée à la hausse des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux au cours des années 2000, ont donné aux autorités algériennes des moyens importants pour le développement de leur politique économique et sociale. Les hydrocarbures ont représenté en moyenne sur la période 2002-2015 : 98% des exportations du pays, 67% des recettes fiscales et 35% du PIB.

Toutefois, la chute des cours mondiaux des hydrocarbures depuis la mi-2014 a mis en exergue les vulnérabilités de ce modèle économique. Le prix moyen du Saharan Blend (pétrole algérien) a chuté de 112,7 USD/bbl en juin 2014 à 31,3 USD/bbl en janvier 2016 pour remonter à 69,9 USD/bbl en janvier 2018, ce qui a entrainé une contraction du poids relatif des hydrocarbures dans l’économie du pays. En 2016, ils représentent toujours 95% des exportations mais plus que 33% des recettes fiscales et 23% du PIB. Le budget, après avoir connu un déficit de 15,3% du PIB en 2015, a encore affiché un déficit de 13,5% du PIB en 2016. Le déficit du compte courant s’est lui aussi aggravé en raison de la contraction du montant nominal des exportations d’hydrocarbures et s’est établi à 16,6% du PIB dans le même temps. Le taux de chômage était de 10,5% de la population active en 2016, avec un chômage des jeunes particulièrement important (26,7% au 3ème trimestre 2016).

L’Algérie dispose cependant de réelles marges de manœuvre pour traverser le choc exogène pétrolier et œuvrer vers une plus grande diversification de son économie. La croissance, portée par la dépense publique et le secteur hors hydrocarbures, a encore été de 3,3% en 2016. L’endettement public est faible, à environ 20% du PIB, alors que la dette externe est marginale, à 2,5% du PIB. Les réserves de changes restent à un niveau satisfaisant (97 Mds USD fin 2017 soit près de 21 mois d’importations). L’inflation a été ramenée de 6,4% en moyenne en 2016 à 5,6% en 2017. Enfin, le secteur bancaire fait preuve d’une situation financière globalement solide et reste largement capitalisé (le ratio de solvabilité global s’élève à près de 18,9% fin 2016).

Les compétences du Service économique Régional d’Alger se déclinent ainsi : analyse et veille économique et financière, échanges bilatéraux, commerce extérieur, IDE ;  suivi des politiques publiques et des réformes structurelles ; relations avec les administrations algériennes, organisation des missions officielles en Algérie et en France ; suivi des affaires bilatérales et multilatérales, soutien aux grands contrats et promotion de l’attractivité du territoire français.