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Royaume-Uni

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Le Royaume-Uni était en 2015, avec un PIB de 1 864 Md£, la cinquième économie mondiale et la deuxième économie européenne, derrière l’Allemagne et au même niveau que la France. D’après Eurostat, le Royaume-Uni se classe 9e sur les 28 pays de l’Union européenne en terme de PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat, à 31 500 € en 2015 (la France est 11e à 30 400 €). La dégradation de la livre par rapport aux autres devises a fait passer le pays au rang de sixième économie mondiale au second semestre 2016.

L’économie britannique est essentiellement portée par les services. Le secteur des services représentait près de 80 % de la valeur ajoutée de l’économie britannique en 2015 et emploie 80 % de sa population active. Le Royaume-Uni peut en particulier compter sur l’importance de ses services financiers (7,4 % du PIB en 2014), la place financière de Londres étant l’une des plus importantes au monde. Le secteur industriel reste important. Il compte pour 12 % de la valeur ajoutée et s’appuie sur les industries aérospatiale, chimique, pharmaceutique et automobile. Le secteur de l’énergie est particulièrement marqué par l’exploitation du pétrole et du gaz naturel en Mer du Nord. Le Royaume-Uni a par ailleurs une politique nucléaire significative, qui s’illustre par la conclusion du projet de construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point, et développe depuis plusieurs années une politique d’incitation à l’utilisation d’énergies renouvelables (éoliennes, en particulier).

L’économie britannique se caractérise aussi par une intervention relativement limitée de l’État. Le niveau des dépenses publiques représentait 44 % du PIB en 2014, contre 48 % dans UE et 57 % en France. L’OCDE classe le Royaume-Uni au 3e rang des pays ayant le plus faible niveau de réglementation sur le marché des biens. Le système juridique et fiscal est favorable aux entreprises avec notamment un taux d’impôt sur les sociétés à 20 % en 2015 et un droit du travail flexible. Le Royaume-Uni est la première destination en Europe pour les investissements directs à l’étranger. Deux exceptions notables à ce libéralisme économique sont le maintien du système de santé public universel (NHS) créé en 1948 et l’intervention massive de l’État dans le secteur bancaire pendant la crise financière de 2008, avec une prise de participation majoritaire dans RBS et minoritaire dans Lloyds.

L’économie britannique présente toutefois plusieurs déséquilibres. Le Royaume-Uni est particulièrement dépendant économiquement de sa capitale, la région du grand Londres concentrant 22 % de la création de la richesse nationale, et la production par habitant y étant 1,7 fois plus élevée que la moyenne nationale (rapport de 1,6 entre l’Île-de-France et la moyenne française). Surtout, le pays fait face à un déficit de productivité, avec une productivité horaire 18 % moins élevée que la moyenne des autres pays G7 en 2014. Cette situation résulte notamment d’un investissement public faible, de dépenses en R&D inférieures à la moyenne européenne (1,7 % du PIB en 2014 contre 2,0 % pour UE 28) et d’un déficit de qualification des travailleurs jeunes. Le pays fait également face à un déficit d’offre de logement, qui explique la forte hausse des prix immobiliers (qui sont désormais 25 % au-dessus de leur pic pré-crise) et les difficultés qu’ont les jeunes générations pour devenir propriétaires.

Le Royaume-Uni connaissait une reprise économique marquée depuis le début 2013 et l’économie britannique a montré jusqu’à maintenant une importante résilience depuis le résultat du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. L’économie britannique a mieux résisté à l’incertitude qu’anticipé en 2016, avec une croissance solide en amont du référendum et aussi directement après le résultat. La croissance s’établit ainsi à 1,8 % en 2016, après 2,2 % en 2015. Les perspectives de croissance devraient toutefois s’affaiblir à moyen terme, les économistes prévoyant une croissance de 1,5 % pour 2017 du fait de la baisse des investissements et de la consommation. Ce ralentissement économique devrait mener à une stagnation des salaires réels mais sans ralentissement du marché du travail, alors que les dernières années avaient vu une baisse du taux de chômage (4,9 % sur le troisième trimestre 2016, contre un pic à 8,5 % en novembre 2011) et de fortes créations d’emplois dans le secteur privé (2,4 millions au total depuis juin 2010).

Le Royaume-Uni est un partenaire commercial essentiel pour la France. Le Royaume-Uni était en 2016 le premier excédent commercial bilatéral de la France avec 11,6 Md€. Les exportations françaises vers le Royaume-Uni se sont élevées à 31,1 Md€. Le Royaume-Uni était ainsi le 5e  client de la France (7,0 % des exportations) et son 8e fournisseur (3,8 % des importations). En sens inverse, la France était en 2016 le 5ème fournisseur (5,8 % des importations britanniques) et le 3e client du Royaume-Uni (6,4 % de ses exportations). La France était le 4e investisseur au Royaume-Uni en 2015-16, avec 116 projets, selon le ministère du Commerce extérieur (Departement for International Trade). Selon Business France, le Royaume-Uni était le 3e investisseur en France en 2015 en nombre d’emplois créés (2 833 pour 81 projets) et le 4ème en nombre de projets (81).

Ressources

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    Actualité économique  Philip Hammond refuse d’allouer des crédits budgétaires à la préparation d’un « hard Brexit »  Le Royaume-Uni fait exception dans la reprise de l’économie mondiale selon le FMI  La hausse de la production industrielle est ...

  • Westminster & City News du 29 septembre au 5 octobre - 05/10/2017

    Actualité économique  Ph. Hammond défend la ligne gouvernementale sur les finances publiques à la conférence du parti  La faible productivité devrait affecter les marges budgétaires  Les indicateurs conjoncturels confirment une croissance modes...