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Cap-Vert

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La stabilité de sa démocratie confère au Cap-Vert, ancienne colonie portugaise, un statut particulier dans l’Afrique de l’Ouest. Depuis 1975, le Cap-Vert n’a connu que trois Présidents de la République et quatre Premiers Ministres. Cette remarquable stabilité politique intervient dans un cadre démocratique depuis l’ouverture du multipartisme en 1990. La vie politique est animée par le Parti africain de l’indépendance du Cap-Vert (PAICV) et le Mouvement pour la démocratie (MPD). Le président sortant, Jorge Carlos Fonseca (MPD), a été réélu en octobre 2016 avec 74% des voix après la victoire du MPD aux élections législatives du 20 mars 2016. Avec cette alternance, le maire de Praia la capitale, Ulisses Correia e Silva, président du MPD, a été nommé premier ministre.

La persistance d’écarts sociaux importants, le retour au pays - depuis 2004 - de migrants délinquants expulsés des États-Unis et le maintien d’un niveau élevé de chômage chez les jeunes de moins de 30 ans entraînent la persistance d’un niveau préoccupant de petite et moyenne criminalité susceptible de ralentir l’essor du tourisme. Les autorités locales sont conscientes de cette menace à long terme sur la stabilité politique et le développement économique du pays. Par ailleurs, l’archipel du Cap-Vert demeure une zone de transit pour le trafic de drogues entre l’Amérique du Sud d’une part, l’Afrique de l’Ouest et l’Europe d’autre part. Les moyens matériels limités de l’État capverdien lui rendent très difficile la surveillance de son vaste espace maritime (environ 732 000 km2). Pour améliorer cette surveillance, le Cap-Vert développe une coopération internationale avec les marines et les polices de plusieurs pays partenaires (États-Unis, France, Brésil, Espagne, Portugal, Chine). 

Structurellement, l'économie de l’archipel, est largement dépendante de l’extérieur tant pour ses ressources financières (sur les trois dernières années, les IDE représentent en moyenne 3% du PIB, les transferts de la diaspora 11%, l'aide au développement 13%) que pour ses approvisionnements (déficit commercial structurel qui dépasse aujourd’hui les 30% du PIB). En raison de la faiblesse des activités d’origine domestique, le PIB (1,7 Mds USD en 2016) est dominé par le tourisme et le commerce d’importation. Le secteur primaire (8,3% du PIB) tend à se développer mais demeure loin de satisfaire les besoins domestiques : ne disposant que de 10% de terres arables, le Cap-Vert importe 85% de ses besoins alimentaires. L’industrie (16% du PIB) est à la recherche de débouchés extérieurs pour des activités de sous-traitance (secteurs aéronautique et pharmaceutique notamment). Le secteur tertiaire (75% du PIB) est porté par le tourisme (20% du PIB et 200 MEUR de recettes par an) et les services financiers.

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