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Agir dans le financement international de la lutte contre le changement climatique

Un rôle majeur dans les institutions multilatérales de financement en faveur de l’environnement et du climat

La France a un rôle important à jouer dans l’engagement collectif annoncé par les pays développés, lors de la COP21 à Paris, de mobiliser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 en faveur du climat dans les pays en développement. Le Président de la République française a ainsi annoncé en 2015 une augmentation des financements en faveur du climat de 3 milliards d’euros en 2015 à 5 milliards d’euros en 2020, dont 1 milliard pour le financement de l’adaptation aux changements climatiques. Cet engagement ambitieux s’inscrit dans une logique de recherche de cohérence et d’efficacité des instruments financiers mobilisés, aux niveaux multilatéral (banques de développement, institutions financières, fonds) et bilatéral (Agence française de développement, Fonds français pour l’environnement mondial).

La France contribue ainsi à hauteur de 1 milliard de dollars au Fonds vert pour le climat, le principal instrument multilatéral de financement dédié au climat, dont elle est à ce jour le cinquième contributeur. Elle a participé ou participe, sous forme de prêts concessionnels et de dons, à de nombreux autres fonds multilatéraux : le Fonds pour l’environnement mondial, le Fonds multilatéral du protocole de Montréal, le Fonds d’adaptation et les fonds concessionnels de la Banque mondiale. La France dispose également d’un instrument bilatéral – le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) – qui dispose d’une enveloppe de 90 millions d’euros pour la période 2015-2018. 

En outre, en tant qu’actionnaire siégeant dans les organes de gouvernance des six principales banques multilatérales de développement[1], la France soutient activement l’orientation des activités de ces institutions vers des financements compatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris. En 2015, ces banques ont contribué, selon leurs propres estimations, à hauteur de 25,4 milliards  de dollars au financement de la transition climatique et ont permis de mobiliser 56 milliards de dollars de cofinancements.


[1] Banque mondiale, Banque Européenne de Reconstruction et de Développement, Banque Interaméricaine de Développement, Banque Africaine de Développement, Banque Asiatique de Développement, Banque européenne d’investissement.


Publié le 19/07/2017