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La croissance au cours des trois premiers trimestres 2016

Selon les derniers chiffres publiés par le bureau central des statistiques, la croissance, tirée principalement par la consommation privée, a été robuste au cours des trois premiers trimestres, malgré la baisse des exportations de biens.

Le taux de croissance trimestriel moyen s’établit à 3,8% (rythme annualisé) au cours des trois premiers trimestres 2016, contre 1,4% au cours de la même période en 2015. Dans ce contexte, les prévisions de croissance pour l’ensemble de l’année 2016 ont été révisées à la hausse par la plupart des institutions financières : entre 3% et 3,5% contre moins de 3% précédemment, soit un niveau plus élevé que la croissance des deux dernières années.

Croissance annuelle et trimestrielle du PIB - Israel

 1.      La croissance est principalement soutenue par la consommation privée et l’investissement en capital fixe

Dans un contexte de plein emploi (moins de 5% de chômage) et de taux d’intérêt bas, l’activité économique continue d’être tirée par la consommation privée (qui représente 57% du PIB) avec une augmentation trimestrielle moyenne de 6,2%.

Gross domestic product component - Israel

La consommation privée est alimenté en grande partie par l’augmentation de ventes d’automobiles, conséquence, entre autres, de l’annonce d’une révision de la taxe verte au 1er janvier 2017. Près de 250 000 véhicules ont été vendus au cours des trois premiers trimestres 2016, soit une augmentation de 24% par rapport à l’année précédente.

La consommation privée - Israel

L’investissement en capital fixe, en particulier par l’industrie, est également en augmentation (croissance trimestrielle moyenne de 15,5%). Cette hausse s’explique par l’investissement d’Intel dans l’élargissement de son site de production en Israël (6Md$ au total), et par un investissement accru dans la construction de nouveaux logements (le gouvernement cherche à encourager depuis plusieurs années l’augmentation de l’offre face à la flambée des prix).

2.      La balance des biens et services est la seule composante qui a eu un impact négatif sur la croissance au cours de cette période

La balance des biens et services - Israel

La diminution des exportations de biens a atteint 5,4% au cours des trois premiers trimestres (en dollars), comparé à la même période de 2015. La baisse a été particulièrement importante dans deux secteurs clés qui représentent ensemble 31% des exportations de l’industrie du pays (hors diamants) :

-les composants électroniques (-30% au cours de 10 premiers mois de 2016), la diminution s’expliquant entre autres par l’interruption de production de l’usine d’Intel en raison des travaux importants engagés dans son usine.

-les produits chimiques (-17%), la baisse résultant notamment de la diminution du prix de la potasse.

Exportations - Israel

L’augmentation des exportations de services (+13% au cours du premier semestre) a toutefois en grande partie contrebalancé cette tendance, les exportations de biens et services pris dans leur ensemble s’élevant à un niveau proche de la même période en 2015.

Les importations de biens ont quant à eux augmenté (+7% comparé au trois premiers trimestres 2017), en raison, entre autres, de l’importation accrue de machines et d’équipements (destinés, en grande partie, au site de production d’Intel). Les importations de services ont augmenté de manière plus modérée (2,3% entre le premier semestre 2015 et 2016, derniers chiffres disponibles).

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  • Les chiffres de la croissance, en particulier au troisième trimestre, pourraient encore subir d’importantes révisions. Le bureau central des statistiques israélien avait ainsi largement révisé ses premières estimations des premier et deuxième trimestres (respectivement 0,8% et 3,7% au départ contre 3,2% et 4,9% finalement).
  • Ces chiffres témoignent néanmoins une nouvelle fois des fondamentaux solides du pays, dont Fitch vient, à l’image de Moody’s et Standard & Poor‘s, de relever la note à A+.
  • Le ministère des finances souligne que les moteurs de la croissance en 2016 sont en grande partie conjoncturels (achat de voitures, investissement d’Intel). En 2017, la croissance devrait toutefois conserver un niveau proche de 2016, tirée notamment par la reprise de la production de l’usine d’Intel qui se traduira par une augmentation des exportations.

Publié le 28/11/2016