Commerce bilatéral : Bilan des échanges commerciaux franco-turkmènes en 2018

 

Nos échanges avec ce pays se sont élevés à 82 M EUR pour l’année 2018, soit une hausse de 12,4% par rapport à 2017. Cette augmentation des échanges s’explique en totalité par le rebond de nos exportations, les importations françaises en provenance du Turkménistan, déjà faibles, enregistrant un nouveau recul.

En 2018, nos exportations se sont ainsi élevées à 78,2 M EUR, en hausse de 14,3% par rapport à 2017. Cette hausse modérée s’explique principalement par le dynamisme de nos exportations de matériels agricoles découlant du contrat CLAAS pour la fourniture de moissonneuses et tracteurs.  Nos ventes de produits chimiques, parfums et cosmétiques sont également orientées à la hausse. Ce résultat est particulièrement méritoire dans le contexte de strict contrôle des changes imposé à la population turkmène. Importer devient très difficile dans le cadre du commerce courant, spécifiquement non industriel. La vente des tracteurs décidée depuis longtemps (3ème tranche) prendra fin cette année.

Les importations françaises se sont contractées à 3,8 M EUR en 2018, soit une diminution de 13,6% par rapport à l’année précédente. Très limitées et ponctuelles, nos importations sont constituées de produits agroalimentaires, ainsi que d’articles textiles (coton). Nos importations d’hydrocarbures se sont totalement taries en 2016. 

Commerce bilatéral FR-TKM

Un solde commercial traditionnellement excédentaire en faveur de la France.

Les échanges avec le Turkménistan dégagent régulièrement un solde excédentaire en faveur de la France.
Avec +74,4 M EUR en 2018, celui-ci enregistre une hausse de 16,10% par rapport à 2017, en raison d’une hausse
sensible de nos exportations, sans toutefois renouer avec les niveaux d’avant crise (pic de 159,7 M EUR en 2014).

Balance commerciale FR-TKM

 La France est un fournisseur secondaire du Turkménistan.

Selon les statistiques officielles turkmènes[1], avec une part de marché de 0,58% en 2017, la France est le 18ème fournisseur du Turkménistan (elle était 10ème en 2016). La Turquie (36,5%) est de loin le premier fournisseur du pays, présente dans l’ensemble des secteurs clés. Les Emirats Arabes Unis se sont maintenus en 2017 à la seconde place, avec une part de marché de 14,5%. Le pays livre notamment des biens industriels, ainsi que du matériel militaire. Viennent ensuite le Japon (10,31%), fournisseur de biens et machines industrielles et important investisseur dans le secteur de la pétrochimie, suivi de la Chine (7,36%) et de la Russie (4,12%).    

[1] Les données statistiques sur l’économie turkmène restant parcellaires et peu fiables, tous les chiffres émanant de sources officielles doivent être interprétés avec prudence. 

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