Situation économique et financière du TOGO

Structure de l’économie réelle et croissance économique

Eléments structurels

Avec PIB 2018 de 2975 Mds XOF soit 5,3 Mds$ pour une population estimée à 7,4 millions d’habitants, le Togo qui enregistre donc un PIB/habitant de 672$ appartient à la catégorie des pays les moins avancés (PMA).

En termes de ventilation sectorielle, le secteur primaire contribue au PIB à hauteur de 24,4% ; le secteur secondaire, qui repose en particulier sur l’industrie du ciment, l’extraction des phosphates et les boissons représente 15,6% du PIB, tandis que les services centrés autour du commerce, de l’activité portuaire, aéroportuaire et bancaire contribuent au PIB à hauteur de 43,9%, le solde (16,1%) étant constitué des impôts et taxes.

Les exportations de clinker (environ 13% des recettes d’exportation), de phosphates (10%) et de coton fibre sont les trois principaux produits d’exportation. La mise en service, en octobre 2014, de nouveaux quais pour la manutention conteneurisée (troisième quai de Bolloré et nouvelle darse de LCT-filiale à parité commune entre MSC et China Merchant Holding International) font du port de Lomé une plateforme de transbordement de premier plan dans la sous-région.

Le développement humain, tel qu’enregistré par le rapport 2019 du PNUD, est faible, le pays avec une note de 0,513 étant classé au 167ème rang mondial sur 189. Le climat des affaires togolais, tel que mesuré par le Doing Business 2020, s’est nettement amélioré avec un gain de 40 places. Il s’agit de la plus importante progression comptabilisée au niveau du continent africain sur l’année, ce qui a permis au pays de se hisser à la 97ème place mondiale sur 190.

Conjoncture économique

La croissance togolaise des cinq dernières années est restée en deçà de la moyenne des pays de l’UEMOA mais a été supérieure à celle de l’Afrique subsaharienne. Ces dernières années sont toutefois marquées par une légère augmentation des taux de croissance en sorte que la croissance 2018 a atteint 4,9%, qu’elle est estimée à 5,3% en 2019 et devrait atteindre 5,5% en 2020. La fin sur les trois dernières années du préfinancement des infrastructures qui a mis un coup d’arrêt aux chantiers publics a été l’une des causes du ralentissement de la croissance. A plus long terme, si les changements structurels de l’économie tels qu’esquissés dans le Programme National de Développement –PND- interviennent, et si l’investissement privé retrouve une dynamique, comme certains indices le laissent entrevoir, le potentiel de croissance pourrait atteindre les 7%. Le PND 2018-2022 s’articulent autour de trois axes stratégiques, à savoir, faire du Togo un hub logistique, développer la transformation des produits locaux agricoles et des industries extractives et enfin améliorer l’inclusion sociale.

L’inflation a été très modérée en 2018 à 0,9% en moyenne annuelle après un résultat négatif en 2017 (-0,2% en moyenne annuelle). Le résultat 2019 pourrait être du même ordre même si la hausse des prix en glissement annuel hésite, depuis avril 2019, entre faible progression et léger déclin.

Politique budgétaire / équilibre financiers internes

Solde budgétaire

Depuis 2016, les autorités togolaises ont conduit une politique constante de réduction du déficit public (base engagements, dons inclus) qui est ainsi passé de 9,5% du PIB en 2016 à 2,9% en 2019 et à une prévision de 1,9% pour 2020. Le résultat a pu être atteint notamment grâce à une difficile mobilisation additionnelles des revenus fiscaux (17,6% en 2019 contre 16,7% du PIB en 2016) et à la contraction de l’investissement public passé de 13,8% du PIB en 2016 à 10,1% en 2019.

Situation de la dette

La mise en œuvre du programme FMI  a permis au Togo de rétablir ses équilibres macro-économiques. L’objectif principal de l’accord entre le FMI et le Gouvernement togolais était de ramener la dette publique à un niveau soutenable. La dette publique dont le périmètre inclut celle des sociétés publiques poursuit ainsi sa décrue avec un chiffre attendu de 70% du PIB fin 2019  (contre 81,1% fin 2016) et un passage sous la barre des 70%, norme UEMOA, en 2020.

La dette publique du Togo s’est élevée à fin décembre 2018 à 2 276,6 Mds FCFA (3,47 Mds EUR 77,6% du PIB) et se décompose en 74,1% de dette interne (encours de 1 688 Mds FCFA) et 25,9% de dette externe (588,6 Mds FCFA).

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