Indicateurs et conjoncture

L’économie norvégienne est relativement spécialisée. Le secteur extractif représente directement 15 % du PIB, indirectement environ 1/5 du produit et plus de la moitié des exportations, la pêche et l’aquaculture (y.c transformation des produits de la mer) 5 %, le transport maritime 4 %[1]. La Norvège conserve une base industrielle manufacturière réduite mais significative, principalement dans le secteur de l’énergie.

La fermeté des cours des hydrocarbures et l’effet de cycle lié au fléchissement de 2014/2016 a permis un redressement puis une accélération de la croissance norvégienne (croissance du PIB continental de 2,2 % en 2018, et de 2,5 % projeté en 2019). Le dynamisme de la demande, la situation de plein emploi (3,6 % pour cette année), le niveau négatif de l’output gap (la croissance potentielle norvégienne est estimée à 2 %) conjugués à la dépréciation très marquée de la couronne (1/4 sur 5 ans, - 11% sur 3 ans et - 4.5% sur 1 an) s’est traduit par une accélération de l’inflation à partir de février 2018 (+2.2% d’inflation par rapport à février 2017). La Banque de Norvège a été conduite à enclencher à partir de septembre 2018 un cycle de hausse de son principal taux directeur (4 pas de 25 pb jusqu’en septembre 2019), probablement quasiment arrivé à son terme (1,5 %). Ce cycle a coïncidé avec l’ajustement à 2 % de la cible d’inflation de la banque centrale. Le taux d’inflation a bien répondu à la politique monétaire.

Le gouvernement mène depuis 2018 une politique budgétaire neutre, même si le PLF 2020 a neutralisé les stabilisateurs automatiques en dépenses (i.e la croissance des dépenses et des transferts sociaux continue d’être élevée dans un contexte de plein emploi).

Les prévisions de croissance pour 2020 et 2021 sont relativement dispersées (en raison des hypothèses sur le cycle international et le prix des hydrocarbures). La croissance devrait cependant décélérer de façon significative.

GDP total

 

2019

2020

2021

DnB

0,9

2,0

1,5

SSB

2,1

3,0

2,0

Norges Bank

2,4

2,0

1,7

Government

1,8

3,8

2,3

FMI

1,9

2,4

1,6

OCDE

1,0

2,3

2,3



[1] Le chiffre est probablement minoré par l’importance des activités offshore dans le secteur (localisation des sociétés à Chypre, Dubai, etc…).

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