Indicateurs et conjoncture

La Norvège occupe la partie occidentale de la péninsule scandinave, et a des frontières communes avec la Suède, la Finlande et la Russie. Elle compte 5,295 millions d’habitants au 1er janvier 2018 (soit 37000 habitants de plus qu’au 1er janvier 2017), sur une superficie de 324 000 km2 (+ Svalbard : 62 700 km2). La Norvège est une monarchie parlementaire ; son chef de l’Etat est S. M. le Roi Harald V.

Suite aux élections du 11 septembre 2017, Mme Erna Solberg (Høyre) dirige un gouvernement de coalition entre le parti conservateur (Høyre), le parti du Progrès (Fremskrittspartiet) et le parti libéral (Venstre). Ce Gouvernement est minoritaire au Parlement norvégien (Storting).

Bien que n’étant pas membre de l’Union européenne (UE), après avoir refusé deux fois par referendum d’y adhérer, la Norvège  entretient des liens étroits avec l’UE, notamment grâce à son appartenance à  l’Espace Schengen et son adhésion à l’accord sur l’Espace Économique Européen, qui étend le Marché intérieur de l’UE à l’Islande, au Liechtenstein et à la Norvège. La Norvège est très active au niveau international, tant sur le plan diplomatique (ONU) que sur le plan commercial (OMC), car les conditions de sa prospérité et de sa croissance économiques sont largement dépendantes de son insertion dans les échanges internationaux.

Les industries pétrolières et gazières sont les principaux moteurs de son économie, lui permettant de détenir le premier fonds souverain au monde : le Government Pension Fund Global (investi exclusivement hors de Norvège) s’élève à près de 850 Milliards d’euros, détient près de 3% de la capitalisation boursière mondiale, et est présent dans plus de 9000 entreprises. Mais l’économie norvégienne cherche à se diversifier, préparant « l’après-pétrole », l’écosystème autour de l’aquaculture et de la pisciculture (principalement le saumon d’élevage) en étant un exemple prometteur. Le développement d’un savoir-faire dans le domaine des transports électriques (voiture électrique, bus et ferries électriques, et même bateau de marchandise électrique) en est un autre, tout comme la progressive mutation de l’industrie papetière en une industrie de transformation du bois, aux débouchés de plus en plus diversifiés.

Ayant développé un système d’État-providence très protecteur, la Norvège occupe en 2017 la troisième place mondiale en termes de PIB par habitant (hors Monaco et le Liechtenstein). Son PIB la place en 2017 au 30e rang mondial selon le FMI. Oslo est, selon les années, le premier ou deuxième fournisseur d’hydrocarbures de la France et fournit 40% de notre gaz importé. En 2017, le déficit avec la Norvège est le 13ème déficit bilatéral de la France, pour un montant de 2,2 Mrds €.

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