Relations commerciales bilatérales

 

La part de la Norvège dans notre approvisionnement en gaz naturel rend notre solde bilatéral structurellement déficitaire et particulièrement sensible aux fluctuations de cours des hydrocarbures. Depuis cinq ans, la France voit ses importations en gaz naturel diminuer ce qui a pour conséquence de faire baisser son déficit commercial vis-à-vis de la Norvège, sauf en 2021 où il s'est légèrement creusé sous l'effet du renchérissement du prix du gaz. En 2021, ce déficit s'élevait à 1.28 Md EUR, soit une baisse de 43% par rapport à 2017 et de 68% par rapport à 2012.  Hors hydrocarbures, notre solde commercial avec la Norvège est revenu proche de l'équilibre, voire légèrement excédentaire, depuis 2019. 

La France importe principalement des hydrocarbures naturels de Norvège (pour environ 1 Md € en 2021 soit environ un tiers des importations totales), des produits de la pêche et de l’aquaculture (500 M € en 2021 soit 19.4% des importations totales), ainsi que des métaux non ferreux. La Norvège importe, quant à elle, principalement des produits de la construction automobile de France (271 M € en 2021 soit 17.7 % du total) puis des machines et équipements d’usage général (128 M en 2021 soit 8.3% du total).

Malgré la baisse régulière de ses importations, la France reste un partenaire commercial privilégié de la Norvège. En 2021, la France était le 6e client de la Norvège derrière le Royaume Uni, l’Allemagne, la Suède, les Pays Bas et la Chine et son 9e fournisseur. De son côté, la Norvège ne représentait que le 33e fournisseur de la France.

La crise de la Covid 19 a interrompu brutalement la dynamique favorable de nos exportations (+ 8,2 % en 2017, + 14,6 % en 2018,  - 1,4 % en 2019). En 2020 et 2021, celles-ci s'inscrivent en recul respectivement de 10,7 % à  1658 M€ et de 5,8% en 2021,  tandis que nos importations reculent de  15,4 % à 2869 M€ en 2020 et de 1% à 2845 M€ en 2021.

Nos exportations n’ont pas bénéficié de l’élargissement du différentiel d’activité entre la France et la Norvège.  Ce recul semble s’expliquer par la structure de nos exportations, dominées par les biens d’équipement et les biens de consommation durables, et donc particulièrement vulnérables au recul accusé de l’investissement.

Inversement, nos exportations de biens de consommation ont continué à progresser. Les exportations de produits chimiques, parfums et cosmétiques ont ainsi connu une forte augmentation ces dernières années.

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