Relations économiques bilatérales entre la France et les Pays-Bas

                  

Conséquence de la crise Covid, les échanges commerciaux entre la France et les Pays-Bas ont été de 38,6 Mds€ en 2020 en baisse de 9,8% par rapport à 2019 (42,8 Mds€). Selon les douanes françaises, les Pays-Bas sont notre 8ème client et notre 7ème  fournisseur, représentant respectivement 3,8% de nos exportations et 4,6% de nos importations. Pour sa part, la France était le 3ème client et le 6ème  fournisseur des Pays-Bas en 2020, représentant respectivement 7,7% des exportations des Pays-Bas (Ces données des statistiques néerlandaises des inclues les réexportations, qui représentent la moitié des exportations vers la France) et 3,5% de leurs importations. Cette baisse des échanges a mécaniquement réduit notre déficit commercial qui s’établit à – 6,7 Mds€ contre -7,7 Mds€ en 2019.

Les investissements croisés constituent le second pilier de notre relation. En 2020, les Pays-Bas figuraient au 2ème  rang des pays d’accueil des IDE français en stock, avec 193,6 Mds€. Ces données témoignent de l’attractivité néerlandaise, notamment fiscale et réglementaire, mais aussi en termes de connectivité et de la qualité des ressources humaines. La présence française y est significative. Selon les chiffres Eurostat, près de 843 filiales d’entreprises françaises emploient environ 137 000 personnes, notamment dans les transports (Air France KLM, Transdev, Alstom, Renault, …), l’énergie (Engie, Total, Air Liquide, Legrand, Sonepar, Schneider), le traitement des déchets et l’économie circulaire (SUEZ, Véolia) ainsi que l’agro-alimentaire (Danone).

Environ 1 000 entreprises néerlandaises sont présentes sur notre territoire, elles emploient plus de 190 000 salariés (Eurostat). En 2020, les Pays-Bas occupaient la 5ème place des investisseurs étrangers en France avec un stock d’IDE de près de 94,3 Mds€ (12% du total).  Il reflète les points forts de l’économie néerlandaise: l’agro-alimentaire (Heineken, Wessanen, Refresco, Hendricks genetics, Plukon), le service aux entreprises (Randstad), la distribution (Action, Hema, Zeeman, PicNic), la chimie/pharmacie (SHV, Akzo-Nobel), les systèmes médicaux (Philips), les produits pétroliers (Shell), la logistique et le transport (TNT) et les services financiers (ING, ABN AMRO).

En 2020, 84 décisions d’investissement provenant des Pays-Bas ont été recensées en France, en hausse par rapport à 2019. Ces décisions ont permis la création ou la sauvegarde de 1 173 emplois : le développement d’une usine en Auvergne Rhône-Alpes de la start-up néerlandaise Nowos, qui propose un service de reconditionnement des batteries lithium-ion pour vélo et trottinette électriques, permettra l’embauche de 25 personnes d’ici fin 2021 et d’une centaine sur les 3 prochaines années ; Axess vision technology (rachetée en 2017 par le néerlandais TSC), basée dans le Centre-Val de Loire, poursuit son développement et renforce ses équipes dans le domaine de la conception d’endoscopes à usage unique dont 60 % des composants sont fabriqués en France.

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