Relations économiques bilatérales : France et Pays-Bas comptent parmi les plus importants partenaires commerciaux l'un pour l'autre en 2017

Les relations économiques et commerciales entre la France et les Pays-Bas sont intenses. En 2017, le regain de dynamisme de nos échanges bilatéraux a accompagné celui de nos deux économies, comme celui du commerce mondial. Nous avons éhangé plus de 42 Md EUR de biens. Le solde commercial français demeure structurellement déficitaire, et s'accroît à près de 8,4 Md EUR. Les investissements croisés constituent le second pilier de la relation économique bilatéral.

 

 

1.  Nous entretenons une relation commerciale dense avec les Pays-Bas, portée par un contexte conjoncturel plus favorable, mais qui reste déséquilibrée en notre défaveur. Avec 42 Md EUR annuels d’échanges de biens, les Pays-Bas représentent notre 8e client (3,7% de nos exportations, 16,9 Md EUR) et 8e fournisseur (4,7% de nos importations, 25,4 Md EUR). La France est, quant à elle, le 4e client et 6e fournisseur des Pays-Bas. Après 5 ans de lente érosion, les échanges franco-néerlandais ont progressé de +7,9% en 2017, parallèlement à la reprise économique dans nos deux pays ainsi qu’au regain du commerce mondial. Nos exportations se redressent significativement (+5,6% en 2017 après -8,1% en 2016), mais insuffisamment par rapport à nos importations (+9,5% en 2017, +7,3% en 2016). Représentant 8,4 Md EUR en 2017, soit le double du niveau de 2015, notre déficit avec les Pays-Bas constitue désormais notre 3e déficit bilatéral derrière l’Allemagne et la Chine.

Le creusement rapide du déficit doit cependant être interprété avec prudence, compte tenu (i) du différentiel existant encore entre les deux pays concernant la contribution à la croissance de la demande interne, pouvant favoriser mécaniquement le déséquilibre des échanges (ii) du rôle des Pays-Bas comme plate-forme d’échanges de l’UE avec le reste du monde : les échanges néerlandais (120% du PIB dont près de la moitié de réexportations) restent traditionnellement déficitaires avec la Chine ou les Etats-Unis et excédentaires avec les grands pays de l’UE.

 2. Les investissements croisés témoignent également de l’attractivité des Pays-Bas et de l’étroitesse des liens économiques bilatéraux. Les Pays-Bas apparaissent comme le 2e pays d’accueil des stocks d’investissements directs étrangers (IDE) français avec 124 Md EUR. Ils sont également le 2e investisseur étranger en France avec un stock d’IDE de 88 Md EUR (environ 35 Md EUR une fois retraités des montages impliquant des holdings). Ces données témoignent de l’attractivité néerlandaise, notamment fiscale, mais aussi en termes de connectivité et de qualité du personnel. La présence française y est significative. Près de 1 400 entreprises françaises emploient environ 130 000 personnes et réalisent 50 Md EUR de chiffre d’affaires, notamment dans les transports (Air France KLM, Transdev-Connexxion…), l’énergie (Engie, Total, Air Liquide…), et l’agro-alimentaire (Danone). La présence néerlandaise en France compte quant à elle près de 1 700 implantations pour 260 000 employés. Elle reflète les points forts de l’économie néerlandaise : l’agro-alimentaire (Unilever, Heineken, Wessanen, DSM), la distribution (Action, Hema, Zeeman), la chimie/pharmacie (SHV, Akzo-Nobel), l’électronique (Philips), les produits pétroliers (Shell), la logistique et le transport (TNT, etc.) et les services financiers (ING).

 

 

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