La lente transformation du système électrique national, porteuse d’opportunités économiques françaises

Le secteur électrique nigérian est marqué par un déséquilibre structurel majeur, malgré d’importantes ressources gazières. 40 % de la population restent sans accès à l’électricité. Cette situation découle d’une crise de financement généralisée : arriérés de paiement estimés à 7 000 Md NGN, tarifs inférieurs aux coûts, et pertes des distributeurs (38 %). Faute de réseau fiable, le système se dualise avec un recours massif à l’autoproduction (capacité des groupes électrogènes huit fois supérieure au réseau) et aux solutions captives (>6 500 MW), réduisant la base de clients des opérateurs publics. L’Electricity Act de 2023, visant la décentralisation et l’investissement privé, reste inégalement mis en œuvre, 23 États sur 37 ayant adopté une législation dédiée. Dans ce contexte, les bailleurs ont mobilisé 6,6 Md USD depuis 2020, notamment sur les solutions off-grid (+141 % de solaire en 2025). Ces financements, y compris portés par l’AFD et la DG Trésor, ouvrent des opportunités pour les entreprises françaises, sur l’ensemble de la chaîne électrique.

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