Conjoncture économique

LETTONIE

 

Données générales

 

 

 

 

 

Démographie et population

 

 

Population

1,929 millions d’habitants (début 2018)

Pop. rurale : 68%

Pop. urbaine : 32%

Population active (15-64 ans) : 77% (2017)

Croissance démographique

négative

Densité (hab./km²)

30

Minorités

Russes (25,4%), Biélorusses (3,3%), Ukrainiens (2,2%)

Religions dominantes

Protestants (44%), catholiques (31%), orthodoxes (23%)

Diaspora

Environ 370 000 lettons établis à l’étranger

 

 

Géographie et territoire

Superficie

64 589m²

Maillage territorial

10 régions comprenant 110 districts

Principales villes

 

 

Riga (641 423 hab.)

Daugavpils (84 592 hab.)

Liepaja (69 443 hab.)

Jelgava (56 743 hab.)

 

 

Indicateurs sociaux

Classement Banque mondiale

Pays à revenu moyen supérieur

Espérance de vie

74,8 ans (H : 69,8 ans, F : 79,4 ans)

Taux d’alphabétisation

99,9%

% dans l’enseignement (année scolaire 2015/2016)

Ecoles professionnelles 6,9%

Universités 19,7

Rang IDH (indice de développement humain)

0,830 (44ème pays sur 187)

    Sources: Bureau des statistiques (www.csb.gov.lv), Banque mondiale

 

Situation économique et financière

Après une année 2016 à 2,1 % de croissance, les prévisions  pour la Lettonie en 2017 s’échelonnent entre 3,8 % pour le FMI (en date du 13 novembre), 4,0 % pour la banque centrale, 4,5 % pour le ministère de l’économie et jusqu’à 4,7 % pour la BERD et le très réputé « Chief economist » de la Swedbank. Les prévisions de croissance retenues par la commission sont dans le même ordre d’idée avec 4,2 % en 2017 (3,5 % en 2018 et 3,2 % en 2019). Ce rebond est dû au pic de décaissements liés aux fonds structurels du programme opérationnel 2014 / 2020 alors que la production industrielle (à un rythme de + 10 % depuis le début de l’année, + 66 % de 2015 à 2016) et les exportations sont très bien orientées.

Le chômage vient de baisser nationalement à 8,6 % et à moins de 5 % pour le grand Riga soit moins  que le niveau de chômage structurel. Ce déficit de main d’œuvre qualifiée entraine une forte hausse des salaires (ni plus ni moins cependant qu’un retour au niveau des salaires de 2008, soit un salaire moyen de 1000 €) qui nourrit la consommation alors que l’investissement privé ne redémarre que timidement.

L’exécution budgétaire est positive avec un déficit qui pourrait être de 0,9 % au lieu de 1 %. Le déficit est prévu à 1 % en 2018 et 1,1 % en 2019 (dont 0,1 % pour la réforme de la santé, accordé par la Commission).  

L’inflation qui était à 0,1 % en 2016 devrait atteindre 2,9 ou 3,0 % cette année et les années suivantes sauf forte hausse du pétrole.

 

Données économiques et financières

 

Indicateurs macroéconomiques

2015

2016

2017

PIB par habitant

12 300

12 722

13 852

Croissance du PIB

+2,7 %

+2,2%

+4,5%

Inflation (moyenne annuelle)

0,2%

0,1%

2,9%

Taux de chômage

9,9%

9,6%

8,7%

Exportations des produits

10,363 Md € (+1,1%)

10,358Md €

(-0,4%)

11,392 Md €

(+10%)

Importations des produits

12,492Md €

(-1,3%)

12,249Md €

(-1,9%)

14,030 Md €

(+14,5%)

Solde budgétaire (% PIB)

-1,3%

0,01%

-0,6 (estimation)

Dette extérieure (% du PIB)

36,5%

40,1%

39,2%

Salaire moyen brut

818

859

926

 

 

Investissements étrangers

Le montant total des IDE en 2017 s’élevait à 14,370 Mds €. La répartition géographique des investisseurs reste stable avec un rôle prépondérant des capitaux en provenance des pays de l’UE (11,230 Mds €, 78,1%), devant les pays de la CEI (1,776 Md €, 12,4%) et les autres pays (1,364 Mds €, 9,5%). En tête des investisseurs ayant les stocks d’IDE importants à la fin 2017 se positionne la Suède (2,760 Mds €), suivie par la Russie (1,433 Md €), l’Estonie (1,316 Md €), le Chypre (1,214 Md €), les Pays-Bas (1,194 Md €) et la Lituanie (934 M €).

En 2017, les flux d’IDE les plus importants sont venus respectivement de Suède (769 M€), de Lituanie (140 M€) et de Luxembourg (111 M€). Cependant, le montant total des investissements russes est en réalité bien supérieur aux données officielles, les fonds qui transitent pour des raisons d’optimisation fiscale et de discrétion par Chypre, les Pays Bas, la Suisse ou le Luxembourg sont pour l’essentiel des investissements russes.

Structurellement, en 2017 les flux d’investissements se sont concentrés dans le secteur financier (348 M€) et la distribution (80 M €), les flux d’investissements dans le secteur d’énergie devenant négatifs (-80 M €).

Les IDE jouent un rôle moteur dans l’économie lettonne avec un ratio stock IDE sur PIB proche de 50 % en phase avec le ratio moyen communautaire de 45%. Par secteur d’activités, les investissements étrangers se concentrent principalement sur quatre secteurs : le secteur financier (24,3%), le commerce (14,4%), l’immobilier (13,3%) et le secteur manufacturier (11,8%). En effet, les investisseurs considèrent le plus souvent que la taille modeste du marché letton (2 M hab.), les perspectives démographiques défavorables, la faiblesse du pouvoir d’achat consécutif à la grave crise économique de 2008/2010, les lenteurs intrinsèques du système judiciaire civil et commercial, la fiscalité élevée du coût du travail constituent des freins à l’investissement.

Les investissements français demeurent modestes

Selon les données fournies par la Banque centrale de Lettonie, les flux d’investissements français au cours de ces dernières années n’ont pas connu d’évolutions notables (16M € en 2017) positionnant notre pays au 18ème rang des investisseurs étrangers (98 M €).

La présence française en Lettonie est constituée par une soixantaine d’implantations employant au total près de 2900 salariés (recensement OFATS). Deux investissements majeurs se distinguent : la société Axon Cable à Daugavpils, employant actuellement 430 personnes dans la production et le montage de câbles de haute technologie et l’entreprise Schneider Electric dans le secteur de la connectique/domotique, employant près de 230 personnes à Riga et qui procède actuellement à l’extension de ses capacités de production sur un nouveau site industriel localisé à Riga.

 

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