Indicateurs et conjoncture

A partir du second semestre 2014, le Libéria a été fortement impacté par l’épidémie d’Ebola et la baisse des cours de matières premières. Alors qu’en 2016, le Libéria a enregistré une contraction de son PIB de 1,6%, l’économie s’est réinscrite sur un sentier positif en 2017 enregistrant une croissance de 2,5%. La croissance a notamment été portée par une reprise du secteur minier (10% du PIB) de 28,8% en g.a. (contre une contraction de 33% en 2016), dynamisée par la production d’or. Par ailleurs, le secteur manufacturier a également cru de 1,4% (contre une contraction de 5,2%). Les services, qui représentent 47,5% du PIB, n’ont cru que de 1%, et une croissance à peine plus dynamique a été enregistrée (1,8%) pour l’agriculture et la pêche qui constituent 26,1% du PIB. L’exploitation forestière (9,6% du PIB) a fortement reculé de 8%. En 2018, les autorités tablent sur une croissance de 3,9%. A moyen terme, d’après le FMI, le rythme de croissance devrait s’accélérer pour s’établir autour de 5,5-6%.

Le pays enregistre de fortes pressions inflationnistes : en moyenne sur l’année 2017, l’inflation s’est établie à 12,4% contre 8,8% l’année précédente. Fin décembre 2017, l’inflation sous-jacente s’établissait à 19,1% contre 8,6% fin décembre 2016. Début 2018, l’inflation a progressé s’établissant à 17,8% en février. Ces pressions sont notamment le reflet de la dépréciation du dollar libérien (-24,5% sur l’année 2017), imputable à une détérioration des termes de l’échange et à une demande importante de devises pour financer les importations. Afin de limiter la volatilité du cours de la monnaie locale, la Banque centrale a intensifié ses interventions qui ont conduit à une baisse de 12,1% en un an des réserves brutes de change qui se sont établies fin décembre 2017 à 517 M USD ; les réserves nettes se sont établies quant à elles, à 154,8 M USD. Les autorités tablent sur une inflation à 11% en fin d’année 2018, tributaire de la volatilité du taux de change dans une économie en développement parmi les plus dollarisées au monde (70% de la masse monétaire au sens large).  Variation de l’indice des prix à la consommation en g.a.

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