Indicateurs et conjoncture

Données générales

Entouré de puissants voisins (Chine au nord, Thaïlande à l’ouest et Vietnam à l’est), le Laos bénéficie du dynamisme régional à la faveur de son attractivité pour les investissements étrangers, dans les secteurs de l’énergie et des mines, notamment. Situé stratégiquement au cœur de l’Asie du Sud-Est, il développe des infrastructures de transport (routes, chemins de fer, aéroports), indispensables à son industrialisation, avec le soutien des bailleurs de fonds internationaux et en attirant des investissements des pays asiatiques. Ce développement soutenu devrait lui permettre de sortir de la liste des PMA (Pays les Moins Avancés) à l’horizon 2024. Peu industrialisé, le Laos tire l’essentiel de ses revenus par l’exploitation de ses ressources naturelles, notamment de l’exportation d’électricité. L’ouverture de la bourse de Vientiane en 2010 puis l’accession à l’OMC en 2012 marquent la volonté des autorités d’une évolution de l’économie vers le marché et le libre-échange même si le régime reste une démocratie populaire. Il évolue, toutefois, dans le sens d’une plus grande transparence de la réglementation économique et d’une restructuration des entreprises d’État.

L’économie laotienne connait un rythme de croissance du PIB très élevé depuis 15 ans (au-dessus de 7 %) qui a toutefois légèrement fléchi en 2017. Un effort important reste à faire, toutefois, dans la gouvernance économique et, au premier chef, dans le rétablissement d’un équilibre soutenable des finances publiques alors que les réserves du pays restent insuffisantes pour assurer la stabilité financière extérieure.

 

Situation économique et financière :

Petit pays enclavé de l’ASEAN, le Laos connaît un rattrapage toujours rapide. La croissance reste robuste, malgré un environnement régional désormais moins porteur du fait, en premier lieu, du rééquilibrage en cours de l’économie chinoise. La progression du PIB n’a fléchit que marginalement (à 6,8 % en 2017, selon la Banque mondiale). Elle reste portée par les investissements étrangers dans l’exploitation des ressources naturelles et par la dynamisme du secteur des services. La persistance de fragilités budgétaires et monétaires est, cependant, préoccupante.

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