Secteurs porteurs de l'économie koweïtienne

Le Service Economique du Koweït assure un suivi des différents secteurs d’activité et publie régulièrement des notes sectorielles (voir ci-dessous). Dans le cadre de la politique de diversification de l’économie koweïtienne, essentiellement tirée par le secteur des hydrocarbures, de belles opportunités se présentent aux entreprises françaises.

 

La « Vision 2035 » offre des opportunités dans les secteurs porteurs de l’économie koweïtienne.

 

Le secteur des infrastructures

Fortement dépendant des fluctuations du cours des hydrocarbures, le Koweït s’engage dans d’importants projets de diversification économique. La « Vision 2035 » prévoit la rénovation et la construction de nouvelles infrastructures, portée notamment par le projet phare de « Silk City », une ville nouvelle de 700 000 habitants au nord de la baie du Koweït, reliée à Kuwait City et comportant une zone franche. La transformation de cinq îles du pays (Boubyan, Warbah, Failaka, Maskan et Aouha) en zones touristiques et commerciales avec des zones franches devrait attirer de nombreuses entreprises étrangères.

Le secteur des hydrocarbures et de la pétrochimie

Représentant environ 70% de ses recettes du pays et 90% de ses exportations pour une production de 2,77 millions de barils par jour, le Koweït prévoit d’investir 500 MdUSD d’ici 2040 dans le secteur des hydrocarbures (dont 114 MdUSD d’ici 2023) afin de majorer ses capacités de production de pétrole, de gaz et de raffinage, avec un objectif de 4,75 millions de barils par jour. Concentrée dans le sud du pays, l’exploitation des réserves d’hydrocarbures dans l’ouest et le nord sont aussi à l’étude malgré les difficultés techniques.

Dans l’aval pétrolier, 40 MdUSD d’investissements sont prévus d’ici 2020, réalisés en priorité dans le cadre du Az Zour New Refinery Project - NRP, désormais suivi par la Kuwait Integrated Petroleum Industries Company et prévoyant la construction de la 3ème raffinerie du Koweït. Le projet, d’un montant de 13 MdUSD, implique dix compagnies étrangères pour la construction de cette raffinerie qui offrira une capacité de production de 615 000 barils/jour, en plus de la construction d’une usine de pétrochimie à 10 MdUSD et d’un terminal de gaz naturel liquéfié à 2 MdUSD au sein du même complexe. Le Koweït a pour objectif d’atteindre 42 % de production de pétrole raffiné en 2040, contre 27 % aujourd’hui. La raffinerie doit être opérationnelle fin 2019, le terminal doit être fonctionnel en 2021 et l’usine de pétrochimie en 2023. Le Koweït porte l’effort sur la pétrochimie et participe également à plusieurs projets à l’étranger, notamment dans la production de propène au Canada, aux Etats-Unis, en Corée du Sud et à Bahreïn à hauteur de 8 MdUSD.

Az Zour New Refinery Project - NRPAz Zour New Refinery Project - NRP

Le secteur des transports

Avec plus d’1,8 millions de véhicules dans le pays pour une capacité de 700 000 véhicules, le réseau routier saturé du pays est actuellement en phase d’agrandissement et de rénovation. Les transports en commun, via le développement du réseau d’autobus, sont mis en avant par l’Etat koweïtien et permettent de transporter 90 millions d’usagers par an. L’important projet de création d’un métro semble cependant être au point mort mais le projet de raccordement au réseau ferroviaire régional « Gulf Railway », censé relier Mascate (Oman) à la frontière irako-koweïtienne semble relancé.

La fréquentation de l’aéroport du Koweït (KWI) étant en constante augmentation depuis plusieurs années, un nouveau terminal (T2) qui prévoit l’accueil de 25 millions de passagers annuel doit être opérationnel en 2022. La capacité d’accueil globale de KWI est renforcée depuis mai 2018 avec la mise en service du terminal de la nouvelle compagnie koweïtienne privée et low-cost Jazeera Airways.

Les partenariats public-privé (PPP) sont appréciés des Koweïtiens et sont souvent choisis pour le financement de ces importants projets d’infrastructures. 

Le secteur des énergies renouvelables

L’Emir du Koweït a annoncé son objectif d’atteindre une part de 15 % d’électricité renouvelable dans le mix énergétique du pays d’ici 2035, multipliant ainsi les projets d’énergies propres, issues du vent, du soleil et du photovoltaïque à hauteur de 30MdKWD. En 2017, le complexe d’énergies renouvelables Al-Shagaya, situé à l’ouest du pays, a produit 60 MW grâce à l’utilisation de l’énergie solaire, du thermique et du photovoltaïque, prévoyant une production de 2 000 MW annuels en 2025. Le Koweït consomme actuellement près de 350 000 barils/jours pour sa production d’électricité et son activité de dessalement de l’eau de mer, représentant une somme quotidienne de 5 MKWD. Estimée à 30 000 MW en 2030 et nécessitant 1M de barils/jour, ces prévisions à la hausse de la demande en électricité conduisent le Ministère de l’Electricité et de l’Eau à développer les énergies renouvelables jugées moins coûteuses. Les problématiques écologiquespénètrent progressivement les politiques publiques koweïtiennes dans la gestion des déchets (solides et liquides), les constructions « vertes », secteurs pour lesquels le Koweït pourrait faire appel à l’expertise reconnue des entreprises françaises.

Complexe d'énergies renouvelables Al-Shagaya

Complexe d'énergies renouvelables Al-Shagaya

Le secteur de l’eau

Etant le pays subissant l’un des plus importants stress hydriques au monde avec un ratio d’eau disponible par habitant de 5 m3 par an, le Koweït exploite le secteur de la désalinisation de l’eau de mer pour répondre à une consommation 34 fois plus importante que ses approvisionnements naturels. En 2017, les autorités koweïtiennes ont réaffirmé leur volonté d’accroître les infrastructures de dessalement de l’eau, de surcroît de manière durable avec l’utilisation de l’énergie solaire.

Le secteur de la santé

En matière de santé publique, l’augmentation constante du nombre d’individus en surpoids chaque année, parmi les plus élevés au monde (73,4 % en 2016 dont 37,9 % d’obèses), provoque une croissance des pathologies liées (diabète, maladies cardio-vasculaires, cancers…) et impose de sérieuses contraintes au gouvernement. Confrontées à un manque d’infrastructures hospitalières, d’équipements médicaux et de moyens humains qualifiés, les opportunités pour le secteur de la santé au Koweït devraient se confirmer.

L’emploi au Koweït

Bien que la koweïtisation de l’emploi soit devenue une priorité de l’Etat koweïtien, envisageant de diminuer la proportion de travailleurs étrangers en incitant les diplômés koweïtiens à travailler dans le secteur privé, pour décongestionner le secteur public pléthorique, les opportunités professionnelles pour les étrangers demeurent importantes, en raison des rémunérations beaucoup moins avantageuses que celles des Koweïtiens.

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