Indicateurs et conjoncture

1/ Cadrage économique et financier

Le Koweït, pays de 4,5 millions d’habitants (dont 1,4 million de Koweïtiens), tire sa richesse de ses ressources pétrolières (3ème producteur du Golfe, 7èmes réserves mondiales), faisant de cet émirat la 4ème économie du CCEAG (PIB de 135 Md$ en 2019) et la 3ème en termes de richesse par habitant (28 500 $). L’économie koweïtienne devrait être fortement affectée par le Covid-19. Le PIB devrait se contracter d’environ 6 % en 2020 après un ralentissement à 0,4 % en 2019. Le déficit budgétaire – après transfert de 10% des recettes fiscales au fonds souverain – pourrait passer de 14 % du PIB en 2019 à plus de 40 % du PIB en 2020, ce qui épuiserait une grande partie des ressources accumulées au titre du fonds de réserve générale (50% du PIB). Le gouvernement pourrait ainsi être confronté à des difficultés de financement en l’absence de l’adoption d’une nouvelle loi sur l’endettement et être contraint à ralentir la mise en œuvre du plan de diversification économique « New Kuwait 2035 » relancé en 2017.  En 2019, l’émirat se classe parmi les meilleurs au plan du risque-pays, avec perspective stable : S&P (AA-), Moody’s (A1), Fitch (AA), OCDE (2).

En savoir plus : cadrage économique et financier

2/ Le commerce exterieur en 2019

En 2019, les échanges commerciaux du Koweït avec le reste du monde ont diminué de 8,3% pour s’établir à 89,3 Md$, du fait principalement de la baisse des exportations (-9,5%) à hauteur de 58,7 Md$, avec un prix moyen du baril de pétrole de 61$ en 2019 (contre 68$ en 2018), partiellement compensée par celles des importations (-6%) à 30,5 Md$. Dans ce contexte, l’excédent commercial du Koweït se dégrade et s’établit à 28,2 Md$ en 2019 (‑13,7%), le maintenant toutefois à un niveau confortable de 21% du PIB. Les pays asiatiques représentent plus de 80% des exportations (Chine, Corée, Inde, Japon, principalement) et 35% des importations koweïtiennes, la Chine confirmant sa place de premier client et premier fournisseur de l’émirat (22,8% de ses exportations et 17,9% des importations). En qualité de fournisseur, la France est passée du 12ème rang en 2018 au 10ème rang en 2019  (0,9 Md$). 

3/ les investissements directs étrangers en 2019

Le Koweït est un émetteur net d’investissement direct étranger (IDE) et détenait en 2019 un stock d’IDE à l’étranger de 33 Md$ contre un stock d’IDE étranger au Koweït de 14,9 Md$. En termes de flux, les IDE entrants au Koweït ont continué à diminuer en 2019 et se sont établis à 104 M$, une diminution de près de 50% par rapport à l’année précédente. Ainsi, l’Emirat ne reçoit qu’1% des flux d’IDE entrants dans le Golfe. Les flux d’IDE sortants connaissent également une forte baisse en 2019 en s’établissant à -2,5 Md USD (-6,22 Md en un an). Le gouvernement koweïtien a toutefois entrepris plusieurs réformes pour encourager les investissements étrangers et ces progrès ont été soulignés dans le classement annuel « Ease of Doing Business » de la Banque mondiale où il figure parmi les 10 pays s’étant le plus amélioré en 2020. Ces évolutions doivent encore se concrétiser et les investisseurs soulèvent des difficultés d’accès au crédit, la longueur et le coût des procédures administratives ainsi que plus généralement les problèmes de gouvernance au Koweït.

En savoir plus: Les IDE en 2019

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