Les relations économiques et financières bilatérales

 

La France est le premier investisseur non arabe en Jordanie. Cette présence stratégique – grands groupes essentiellement - est forte et visible. Notre aide financière demeure significative. La conférence de Londres du 28 février 2019 a été l’occasion de renouveler notre soutien financier à la Jordanie, via l’AFD.

 

1.    Des échanges commerciaux relativement faibles mais fortement excédentaires pour la France.

Notre solde commercial avec la Jordanie est excédentaire (+186 M€ en 2019) mais en diminution depuis 2016 (-32%). Les produits pharmaceutiques, les produits chimiques, cosmétiques et parfums et les industries agroalimentaires sont nos premiers postes à l’export. Sur les cinq dernières années, nos exportations vers la Jordanie ont oscillé dans une fourchette allant de 212 M€ à 339 M€. Notre part de marché s’élèvait à 2% en 2019 et la France se place au 10ème rang des fournisseurs de la Jordanie. Au premier semestre 2020, les exportations françaises ont reculé de 17% pour atteindre 80 M€, résultat de la baisse des achats de biens de consommation courante qui représentent près de 40% de nos ventes. 

 

 

 2.    La France est le premier investisseur non arabe.

Avec un stock d'IDE estimé à 1,5 Md€, la France est actuellement le 1er investisseur étranger en Jordanie après les pays du Golfe. Une trentaine d’entreprises ont des filiales industrielles ou commerciales. Notre présence économique en Jordanie s’appuie également sur une vingtaines de distributeurs ou franchisés de marques françaises dans le secteur des biens de consommation (agroalimentaire, luxe, habillement, cosmétiques, restauration, automobile).

Cette position française s’explique notamment par le fait que nos entreprises ont remporté de nombreuses privatisations lancées par le Royaume à la fin des années 90 / début des années 2000. Au total, les filiales d’entreprises françaises, distributeurs et franchises des marques françaises représentent 30 000 emplois directs et indirects en Jordanie. 

 

 

3. La France est l'un des premiers contributeurs à l'aide internationale en faveur de la Jordanie.

Depuis 2006, l’AFD a financé une cinquantaine de projets en prêts et en dons, pour un encours total atteignant aujourd’hui 1,4 Md€. Le MoU signé par l’AFD à Londres (28/02/2019) porte sur un montant de 1 Md€ sur la période 2019-2022 

Par ailleurs, le Trésor a mis en œuvre trois prêts concessionnels au profit des compagnies des eaux d’Amman (Miyahuna, et du Nord (Yarmouk Water Co,). La Jordanie bénéficie également du FASEP.  

 

 

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