GRÈCE
Pour aller plus loin
La dette publique grecque dans une dynamique favorable
Depuis 2018, la dette publique de la Grèce a diminué de 40 points, pour atteindre 150 % du PIB à fin 2024. Cette trajectoire s’explique par les efforts réalisés depuis dix ans, en termes de baisse des dépenses et de réformes – pour stimuler la croissance et lever l’impôt – mais aussi par le niveau de l’inflation. La structure de la dette grecque est aussi avantageuse, héritée des prêts concessionels réalisés pendant la crise. (Septembre 2025)
Où en est l’économie grecque, dix ans après le point culminant de la crise ?
Entre 2010 et 2018, la Grèce a mis en œuvre trois plans d’ajustement, soutenue par des financements européens et du FMI, pour un montant total de 290 Md EUR. En contrepartie, les autorités ont dû mettre en œuvre des mesures d’économie et des réformes nombreuses et difficiles, pour remettre la dette publique sur un chemin viable et mettre en place les conditions d’une croissance durable. Sept ans après la fin du dernier plan, la Grèce fait partie des bons élèves de la zone euro et de l’UE en termes de croissance et de finances publiques. Cependant, les défis sont encore nombreux : dépendance énergétique et sectorielle, démographie et compétitivité en berne, inégalités élevées et vulnérabilité au changement climatique. (Novembre 2025)
Budget 2026 : la Grèce en tête de la zone euro
La loi de finances pour 2026 a été adoptée par le parlement le 16 décembre (à 159 voix pour et 136 voix contre), cinq jours après l’élection du ministre de l’Économie nationale et des Finances Kiriakos Pierrakakis à la présidence de l’Eurogroupe. Pour ce budget, le gouvernement a bâti son narratif sur le concept “d’optimisme prudent”. Le dynamisme de l’économie et la bonne orientation des indicateurs macroéconomiques permettent au gouvernement d’être optimiste. Cela ne l’empêche pas de continuer à être prudent, en livrant un budget qui devrait à nouveau dégager un excédent primaire confortable en 2026, y compris en mettant en oeuvre les mesures de soutien (principalement fiscales) annoncées par le Premier ministre en septembre dernier (1,8 Md EUR). La dette publique devrait poursuivre sa décrue rapide et le pays se constitue des marges de manoeuvre confortables, mais sans effacer les fragilités relatives à l’investissement et aux difficultés des ménages. (Janvier 2026)