Relation bilatérale

France-Ghana: des relations économiques modestes au potentiel élevé

Le Ghana est notre septième client en Afrique de l’Ouest et le 16ème en Afrique subsaharienne (-2 places en 2018). Nos ventes de biens représentent moins de 2% du total des importations ghanéennes, contre 3,5% il y a cinq ans. La répartition des échanges est très concentrée. Les biens d’équipement, les produits des industries agroalimentaires et les produits chimiques et parfums continuent de générer plus de 75% de nos livraisons au Ghana. Les hydrocarbures, les produits agricoles et les produits agroalimentaires représentent respectivement 41%, 33% et 25% de nos importations en 2018.

Le pays est également la 7ème destination des IDE français sur le continent et  la 3ème parmi les pays anglophones. Mais notre présence économique reste en deçà des potentialités économiques du Ghana à moyen et long terme. L'ouverture d’une ligne directe entre Paris et Accra par Air France, la visite du président de la République au Ghana en novembre 2017 et la venue d'une délégation MEDEF en 2018 ont permis aux entreprises françaises de témoigner leur intérêt croissant pour le marché ghanéen. Une soixantaine y sont implantées. Certaines y ont installé leur centre de décision régional pour l’Afrique de l’Ouest anglophone (L’Oréal, Pernod Ricard et Air Liquide). D’autres sont très présentes dans les projets d’infrastructures (Bolloré, Eiffage). Dans ce domaine, les compétences en matière de ville durable (eau, assainissement, transports, aménagement urbain, etc.) sont très recherchées par les pouvoirs publics locaux. Le contexte d’endettement public élevé (dette publique proche de 60% du PIB) incite cependant à développer ces projets sur le modèle des PPP. D’autre part, de nombreux segments industriels et agroalimentaires disposent d’un fort potentiel de croissance, stimulés par l’émergence d’une classe moyenne. Le savoir-faire français peut également être mis à contribution dans le secteur du tourisme. Par sa côte maritime et son patrimoine culturel, le Ghana a vocation à devenir une destination touristique sûre et attractive. Enfin, l’adoption rapide des nouveaux usages technologiques (mobile banking, télémédecine, applications agronomes, etc.) en font un marché prometteur pour les start-up et les entreprises de la tech qui souhaitent étendre leurs activités en Afrique. L’agence de développement de la ville de Paris (Paris&Co) a ainsi choisi de signer son premier contrat de coopération en Afrique sub-saharienne avec l’incubateur Mest Accra.

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