Relation bilatérale

France-Ghana: des relations économiques modestes au potentiel élevé

Le Ghana est le 5ème marché des pays non-francophones d’Afrique subsaharienne pour la France en valeur, après l’Afrique du Sud, l’Ethiopie, le Nigeria et l’Angola mais devant le Kenya. En Afrique subsaharienne, le Ghana est la 14ème destination des exportations françaises. En 2019, les exportations françaises vers le Ghana sont en hausse de 9,2% et les importations depuis le Ghana en baisse de 4,3%, permettant ainsi une résorption de 16,5% du déficit commercial, soit -198,0 M €. Les exportations françaises vers le Ghana s’élèvent à 233,3 M € : Premier poste d’exportations depuis 10 ans, les équipements mécaniques, électriques et informatiques (28,4%) sont portés par les commandes des secteurs de la construction et de l’extraction, en fonction des grands contrats. Les produits des industries agroalimentaires, 18,2% des exportations françaises vers le Ghana, sont favorisés par la demande des distributeurs libanais, présents à Accra, pour des produits français.  

Le Ghana est également la 7ème destination des IDE français sur le continent et  la 3ème parmi les pays anglophones. Mais notre présence économique reste en deçà des potentialités économiques du Ghana à moyen et long terme. L'ouverture d’une ligne directe entre Paris et Accra par Air France, la visite du président de la République au Ghana en novembre 2017 et la venue d'une délégation MEDEF en 2018 ont permis aux entreprises françaises de témoigner leur intérêt croissant pour le marché ghanéen. Une soixantaine y sont implantées. Certaines y ont installé leur centre de décision régional pour l’Afrique de l’Ouest anglophone (L’Oréal, Pernod Ricard et Air Liquide). D’autres sont très présentes dans les projets d’infrastructures (Bolloré, Eiffage). Dans ce domaine, les compétences en matière de ville durable (eau, assainissement, transports, aménagement urbain, etc.) sont très recherchées par les pouvoirs publics locaux.

Le contexte d’endettement public élevé (dette publique supérieure à 60% du PIB) incite cependant à développer ces projets sur le modèle des PPP. D’autre part, de nombreux segments industriels et agroalimentaires disposent d’un fort potentiel de croissance, stimulés par l’émergence d’une classe moyenne. Le savoir-faire français peut également être mis à contribution dans le secteur du tourisme. Par sa côte maritime et son patrimoine culturel, le Ghana a vocation à devenir une destination touristique sûre et attractive. Enfin, l’adoption rapide des nouveaux usages technologiques (mobile banking, télémédecine, applications agronomes, etc.) en font un marché prometteur pour les start-up et les entreprises de la tech qui souhaitent étendre leurs activités en Afrique. L’agence de développement de la ville de Paris (Paris&Co) a ainsi choisi de signer son premier contrat de coopération en Afrique sub-saharienne avec l’incubateur Mest Accra.

 

Les échanges commerciaux entre la France et le Ghana en 2020

 

Investissements directs étrangers et présence française au Ghana en 2019

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