Relation bilatérale

France-Ghana: des relations économiques modestes au potentiel élevé

Nos échanges et investissements représentent un peu plus de 3% du commerce extérieur du Ghana et de son stock d’investissements étrangers. Mais l’ouverture d’une ligne directe entre Paris et Accra en 2017 favorise les opportunités d’affaires entre nos deux pays et témoigne de l’intérêt croissant des entreprises françaises pour le marché ghanéen. Une cinquantaine y sont implantées. Certaines y ont installé leur centre de décision régional pour l’Afrique de l’Ouest anglophone (L’Oréal, Pernod Ricard et Air Liquide). D’autres sont très présentes dans les projets d’infrastructures (Bolloré, Eiffage, Bouygues). Dans ce domaine, les compétences en matière de ville durable (eau, assainissement, aménagement urbain, etc.) sont très recherchées par les pouvoirs publics locaux. Le contexte d’endettement public élevé (dette publique proche de 70% du PIB) incite cependant à développer ces projets sur le modèle des PPP. D’autre part, de nombreux segments industriels et agroalimentaires disposent d’un fort potentiel de croissance, stimulés par l’émergence d’une classe moyenne. Le savoir-faire français peut également être mis à contribution dans le secteur du tourisme. Par sa côte maritime et son patrimoine culturel, le Ghana a vocation à devenir une destination touristique sûre et attractive. Enfin, l’adoption rapide des nouveaux usages technologiques (mobile banking, télémédecine, applications agronomes, etc.) en font un marché prometteur pour les start-up et les entreprises de la tech qui souhaitent étendre leurs activités en Afrique. L’agence de développement de la ville de Paris (Paris&Co) a ainsi choisi de signer son premier contrat de coopération en Afrique sub-saharienne avec l’incubateur Mest Accra.

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