Relations bilatérales

 

Le commerce bilatéral avec la Colombie en 2019

 

La progression des ventes françaises à la Colombie en 2019 (+6% à 706 MEUR) poursuit la tendance entamée depuis 2017 grâce au rebond des livraisons d’aéronefs. La Colombie est devenue notre 4e débouché en Amérique latine, devant l’Argentine. Les importations de Colombie  connaissent l’évolution inverse et reculent à nouveau (-27% à 358 MEUR), en raison d’une forte baisse d’achats de houille, confirmant la baisse de 2018 (-2,3%). L’excédent commercial français à l’égard de la Colombie a ainsi retrouvé en 2019 ses niveaux moyens des dernières années. En 2020, en raison de la crise et notamment de la situation de la compagnie aérienne Avianca, nous devrions enregistrer une baisse marquée de nos exportations tandis que les importations de Colombie devraient poursuivre leur évolution structurelle à la baisse en raison de la diminution, tant en volume qu’en valeur, de nos achats de houille, leur principal composante.

 

Un retour aux niveaux d’excédents habituels pour la France grâce à des exportations aéronautiques stabilisées à haut niveau

 

A 348 MEUR en 2019, l’excédent commercial de la France à l’égard de la Colombie retrouve ses niveaux moyens des dernières années, après un léger déficit en 2017 et de seulement 177 MEUR en 2018, lié à l’absence d’exportations aéronautiques en 2017 puis à des importations pétrolières importantes en 2018.

A 706 MEUR, nos exportations ont progressé de 6% par rapport à 2019, malgré une légère baisse de nos exportations aéronautiques (-4%), qui demeurent cependant de loin notre principal poste d’exportations (23% du total). Cette progression fait suite à celle enregistrée en 2018 (+33%), sans atteindre toutefois les niveaux constatés entre 2011 et 2015, années caractérisées par des livraisons d’aéronefs exceptionnelles.  Nos autres principaux postes ont également reculé (-3% pour les médicaments, à 75 MEUR ; -3% pour les automobiles, à 44 MEUR ; -5% pour les accessoires associés, à 33 MEUR), mais plusieurs postes jusqu’alors anecdotiques ont enregistré des livraisons exceptionnelles : +757% pour les matériels de levage et manutention (à 27 MEUR) ; +73% pour les instruments de mesure et navigation (radars, à 17 MEUR) ; +1590% pour le cuivre (à 7 MEUR)…

 La forte progression des produits agricoles (+180% à 13,6 MEUR) et des produits issus de l’industrie agroalimentaire (+38% à 33 MEUR), atteignant tous les deux des niveaux records en 2019, est à mettre au crédit de la mise en œuvre progressive des dispositions prévues dans le cadre de l’ALE UE-Colombie (pré-listing en particulier) entré en vigueur en 2013.

Selon les Douanes colombiennes, la France était en 2019 le 7e fournisseur du pays, avec une part de marché de 2,3% des importations colombiennes (contre 25% pour les Etats-Unis, 21% pour la Chine et 8% pour le Mexique). Tant ce rang que cette part de marché étaient inchangés par rapport à 2018. L’Allemagne représentait pour sa part 4,3% des importations colombiennes en 2019 et l’Espagne 1,9%.

 

mais surtout à la baisse des importations, notamment de houille


Nos importations en provenance de Colombie ont reculé de 27% en 2019, à 358 MEUR, du fait du recul des trois grands postes d’importations. Nos importations de houille (34% du total) ont ainsi reculé de 34% (à 121 MEUR), à l’image des importations européennes de houille colombienne (-32%), tant du fait d’une diminution de la demande que d’une réorientation des achats vers d’autres fournisseurs. Celles de fruits tropicaux (21% du total) ont pour leur part baissé de 16%, à 74 MEUR. Enfin, celles d’articles de joaillerie (10% du total) ont diminué de 2%, à 37 MEUR. Ces baisses n’ont été que partiellement compensées par le dynamisme de nos importations de ciment (+30%, à 26 MEUR). Au total, à l’image des ventes colombiennes à l’UE, les exportations colombiennes vers la France apparaissent plus diversifiées en 2019 par rapport à 2018 avec une part plus importante des produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture (32% contre 26%) – malgré la baisse de celles des fruits tropicaux - et des produits issus des industries agroalimentaires (9,9% contre 6,0%) bénéficiant des facilités prévues dans le cadre de l’ALE et une baisse de la part de la houille (34% contre 37%).

Selon les Douanes colombiennes, la France était en 2019 le 39e client du pays, avec une part de marché de 0,3% des exportations colombiennes (contre 29% pour les Etats-Unis, 12% pour la Chine et 6% pour Panama).

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