Indicateurs et conjonctures

 

En mars 2018, l’ONU a décerné une mention spéciale au Bangladesh qui remplit désormais les trois conditions pour accéder au rang de pays en développement, probablement en 2024. Pour mémoire et selon les critères de la Banque Mondiale, le Bangladesh a accédé au rang de pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure en 2015. Il n’atteindra probablement pas la tranche supérieure de la catégorie (RNB/habitant de 3956 US$) avant 2041.

Des gains de productivité et des réformes importants devront être réalisés pour en amortir les effets négatifs induits (sortie progressive des Systèmes de Préférence Généralisée comme l’ »Everything But Arms » de la Commission Européenne, entre autres).

En se situant dans le top 100 (99ème) du dernier rapport du World Economic Forum sur la compétitivité globale et en surpassant, pour la première fois, le PIB/h du Pakistan, est sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs. La Banque Centrale bangladaise anticipe à nouveau un taux de croissance élevé (7,8% pour l’année fiscale 2018-2019). Avec respectivement 6,7% et 7%, la Banque Mondiale et le FMI se montrent plus prudents. 

Enfin, l’environnement des affaires demeure contraignant, marqué qu’il est par des procédures administratives longues et coûteuses, une bureaucratie souvent arbitraire et corrompue ainsi qu’un environnement juridique opaque et imprévisible. Témoin de cette situation, le Bangladesh est en recul d’une place, 177ème sur 190 pays, dans le dernier rapport « Doing Business » de la Banque Mondiale.

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