Le commerce bilatéral France – Azerbaïdjan au premier semestre 2018

Léger rebond des exportations et poursuite du ralentissement de nos importations pétrolières

graphique com billat 2018Graphique 1 : Evolution des exportations et des importations françaises (M EUR)
Source : Douanes Françaises

Au premier semestre 2018, nos exportations vers l’Azerbaïdjan, à 54,2 M EUR (48 M EUR au S1 2017) enregistre une hausse de 12,9% en g.a, tirées par le dynamisme des ventes de matériel de transport. Si cette tendance se confirme au S2, il s’agirait de la première hausse de nos exportations depuis la crise économique de 2015. Nos principaux postes à l’export enregistrent tous de légères hausses, tirées par le rebond de la demande intérieure en Azerbaïdjan, à l’exception de nos exportations alimentaires, en forte baisse.

Nos importations depuis l’Azerbaïdjan, en recul régulier depuis 2012 et l’arrêt des achats pétroliers compensatoires liés à l’interruption du marché libyen, poursuivent leur repli au S1 2018. Le fléchissement s’élève à -5,7% par rapport au S1 2017. A 379 M EUR contre 402 M EUR au S1 2017, la baisse est toutefois moins forte que lors des années précédentes, notamment en raison de la dynamique ascendante des prix des hydrocarbures, qui compense en partie la réduction des volumes.

Au S1 2018, les échanges franco-azerbaïdjanais diminuent de 3,7%, la hausse modérée de nos exportations ne compensant pas entièrement le ralentissement de nos importations d’hydrocarbures azerbaïdjanais. La dynamique positive de nos exportations conjuguée à une baisse plus modérée que l’année précédente de nos importations indiquent toutefois une amorce de stabilisation du montant de nos échanges. Cette tendance devrait s’amplifier au S2 2018.

Le déficit de la balance commerciale poursuit sa réduction

 

balance commerciale

Graphique 2 : Evolution de la balance commerciale (M EUR)
Source : Douanes Françaises

Au premier semestre 2018, la balance commerciale des échanges bilatéral affiche un solde déficitaire en notre défaveur (-324,8 M EUR). Ce chiffre est toutefois inférieur à celui du S1 2017 (354 M EUR), en raison d’une légère hausse de nos exportations, ainsi que de la poursuite de la réduction de nos achats pétroliers en provenance d’Azerbaïdjan. Ces derniers sont en baisse continue depuis le pic de 2011, entraînant une amélioration régulière du solde de la balance commerciale.

 

La France est un fournisseur secondaire de l’Azerbaïdjan

graphique fournisseurs AZ

Graphique 3 : Les principaux fournisseurs de l’Azerbaïdjan en 2017 (%)
Source : Comité des douanes d’Azerbaïdjan

La France est le 13ème fournisseur de l’Azerbaïdjan en 2017 (14ème en 2016), avec 1,7% de parts de marché. Cette part a fluctué sur les dix dernières années entre un plus bas de 1,1% (2006) et un plus haut à 3,9% (7ème fournisseur) en 2013.

En 2017, la France s’est notamment classée derrière : 1. Russie (17,8%), 2. Turquie (14,6%), 3. Chine (9,8%), 4. Etats-Unis (8,2%), 5. Ukraine (5,2%) 6. Allemagne (5%), 7. Italie (3,6%).

 

La France vend essentiellement des biens industriels et achète du pétrole brut

nomenclature

Au premier semestre 2018, la majorité de nos postes à l’export enregistre de légères hausses. La catégorie « équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique » enregistre une hausse de 1,9% en g.a, pour s’établir à 15,7 M EUR, tandis que la catégorie « autres produits industriels » regroupant divers biens des industries chimiques, cosmétiques et pharmaceutiques, ainsi que la métallurgie, progresse de 10%, atteignant 24,5 M EUR. La plus forte progression concerne toutefois la catégorie « matériels de transport » en hausse de 166,8% en g.a. Ce bon s’explique par la poursuite de la mise en œuvre du contrat Alstom signé en 2014 et prévoyant la livraison de 50 locomotives de fret et passager. Seule ombre au tableau, nos exportations agricoles et agroalimentaires enregistrent des baisses respectives de -27,7% et 25,6%, dans un contexte de forte inflation alimentaire et de hausse des taxes sur les vins et spiritueux.

S’agissant de nos importations en provenance d’Azerbaïdjan, ces dernières sont toujours constituées à 99% de pétrole brut. Les volumes importés enregistrent une nouvelle baisse de 5,7% en g.a, poursuivant la tendance amorcée dès 2011.

Serge KREBS
Chef du service économique

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