Commerce bilatéral : Bilan des échanges commerciaux franco-azerbaïdjanais en 2017

 

En 2017, les échanges franco-azerbaïdjanais (739 M EUR) diminuent de 27,1% par rapport à 2016, subissant les effets conjugués de la stagnation économique (croissance annuelle de 0,1% et forte inflation de 12,9%), et dans une moindre mesure qu’en 2016, de la faiblesse du cours du pétrole, principal source de revenus à l’export du pays.
Nos exportations, qui s’élèvent à 102 M EUR, sont en diminution de 20,6% par rapport à 2016. La tendance à la baisse amorcée en 2013 se poursuit donc en 2017, dans un contexte de contraction de la consommation du fait du ralentissement général de l’économie azerbaïdjanaise.
Nos importations reculent par ailleurs régulièrement depuis 2012 et l’arrêt des achats pétroliers compensatoires liés à l’interruption du marché libyen : en 2017, le fléchissement est de -28,2% par rapport à 2016. A 636,9 M EUR, les importations de produits azerbaïdjanais ont été réduites de plus de moitié par rapport à 2014.

 Une balance commerciale toujours déficitaire mais en amélioration constante depuis 2012

 En 2017, la balance commerciale entre les deux pays affiche un solde déficitaire en notre défaveur (-535 M EUR). Les achats d’hydrocarbures représentent traditionnellement près de 85% des échanges globaux avec ce pays et expliquent à eux-seuls le déficit commercial structurel de nos échanges bilatéraux.

BP FR-AZ

Le déficit commercial avec l’Azerbaïdjan est toutefois en diminution constante depuis 2012. Cette tendance se confirme à nouveau en 2017 (-29,5% par rapport à 2016), en raison d’une nouvelle contraction de nos achats d’hydrocarbures azerbaïdjanais.

La France est un fournisseur secondaire de l’Azerbaïdjan

La France est le 14ème fournisseur de l’Azerbaïdjan en 2016, avec 1,7% des parts de marché. Sa position est en recul par rapport à 2015 (10ème place ; 2,3%) mais équivalente à celle de 2014 (14ème place ; 1,7%). Cette part a fluctué sur les dix dernières années entre un plus bas de 1,1% (2006) et un plus haut à 3,9% (7ème fournisseur) en 2013.

En 2016, la France s’est notamment classée derrière : 1. Russie (19,2%), 2. Turquie (13,9%), 3. Chine (8,3%), 4. Grande-Bretagne (5,8%), 5. Etats-Unis (5,5%) 6. Allemagne (4,7%), 7. Italie (3,4%).

La diminution de nos exportations en 2017 de 20,6% en glissement annuel s’explique par l’absence de nouveaux grands contrats, contrairement aux années précédentes (livraison de 2 Airbus d’occasion en 2013 ; livraison du satellite SPOT 7 en 2014 ; livraison d’autobus IVECO en 2015). A noter toutefois la très forte hausse de nos exportations de matériels de transport, liée à la livraison de la première locomotive Alstom dans le cadre d’un contrat passé avec les chemins de fer azerbaïdjanais (ADY) en 2014 et qui devrait prendre pleinement effet en 2018 et 2019.

Les exportations françaises vers l’Azerbaïdjan sont essentiellement composées de produits chimiques, parfums et cosmétique (19,6%), d’équipements mécaniques et électrique (28,6%) et de produits métallurgiques et métalliques (11,6%). L’ensemble de nos exportations industrielles accusent une baisse significative, à l’exception des matériels de transports et des produits pharmaceutiques. Les produits agroalimentaires représentent quant à eux 7,6% de nos ventes, en légère croissance par rapport à l’année 2016.

La France importe d’Azerbaïdjan quasi-exclusivement du pétrole brut (99% de nos achats, correspondant à des volumes en grande partie enlevés par Total). La France demeure l’un des principaux clients de l’Azerbaïdjan : 6ème client en 2016, elle était 3ème en 2015 mais 5ème en 2014. En 2016, la France a absorbé 5,4% des exportations azerbaïdjanaises (contre 7,5% en 2015, d’après le Comité des douanes d’Azerbaïdjan).

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