L'économie suédoise est prospère, diversifiée, tournée vers l’export et l’innovation. Si l'impact de la pandémie a été surmonté rapidement, le choc actuel sur les prix de l'énergie a assombri les perspectives de croissance et contribue à des records d'inflation. La politique monétaire reste accomodante, mais la prudence budgétaire et des négociations salariales sous contrôle devraient contribuer à la maîtrise de la dynamique des prix.

L’économie suédoise a enregistré ces deux dernières décennies des performances économiques remarquables, nourries par la montée en gamme de son industrie traditionnelle (automobile, chimie-pharmacie, bois) et l’émergence de nouveaux secteurs à la frontière technologique (nombre record de licornes par habitant). La croissance a été nettement supérieure à la moyenne européenne, les comptes publics sont équilibrés et les comptes externes en excédent.

Si les fragilités de l’économie (niveau élevé de la dette des ménages et du taux de chômage) ont été accentuées par les conséquences de la crise de la Covid, l’impact de la pandémie a été surmonté rapidement. Face au choc d’offre sur l’énergie, les perspectives économiques sont néanmoins assombries , avec une baisse du PIB au premier trimestre de 0,8%. En 2022, l'inflation atteint en effet des niveaux record (+8,5 % en juin en glissement annuel). La politique monétaire reste accomodante (les taux directeurs de la Banque Centrale n’ont été relevés qu’à 0,75%), mais la prudence budgétaire et des négociations salariales sous contrôle devraient contribuer à la maîtrise de la dynamique des prix.