BRÈVES REGIONALESLancement d’un programme de promotion du dialogue public-privé par l’East African Business Council (EABC) et la Trade Mark East Africa (TMEA). Le 16 avril 2019, l’EABC et TMEA ont lancé un programme régional couvrant la période 2019-2023 et intitulé « Promotion du Dialogue Public-Privé ». Ce programme vise à favoriser le commerce et les investissements au niveau de la CAE mais aussi, plus largement, au sein de la zone de libre-échange tripartite COMESA-CAE-SADC et de la Zone de Libre-Echange Continentale africaine (ZLEC). Il est porté conjointement par l’EABC, qui rassemble les acteurs du secteur privé à échelle est-africaine et TMEA, une entreprise à but non-lucratif, qui vise la promotion du commerce régional en Afrique de l’Est. L’objectif est de promouvoir un dialogue renforcé, aux niveaux national et régional, tant sur l’harmonisation de la réglementation en Afrique de l’Est, la douane et les barrières non tarifaires que sur les enjeux de contrefaçon.BRÈVES PA

BRÈVES REGIONALES

  • Lancement d’un programme de promotion du dialogue public-privé par l’East African Business Council (EABC) et la Trade Mark East Africa (TMEA). Le 16 avril 2019, l’EABC et TMEA ont lancé un programme régional couvrant la période 2019-2023 et intitulé « Promotion du Dialogue Public-Privé ». Ce programme vise à favoriser le commerce et les investissements au niveau de la CAE mais aussi, plus largement, au sein de la zone de libre-échange tripartite COMESA-CAE-SADC et de la Zone de Libre-Echange Continentale africaine (ZLEC). Il est porté conjointement par l’EABC, qui rassemble les acteurs du secteur privé à échelle est-africaine et TMEA, une entreprise à but non-lucratif, qui vise la promotion du commerce régional en Afrique de l’Est. L’objectif est de promouvoir un dialogue renforcé, aux niveaux national et régional, tant sur l’harmonisation de la réglementation en Afrique de l’Est, la douane et les barrières non tarifaires que sur les enjeux de contrefaçon.

BRÈVES PAYS

ETHIOPIE

  • Appel à manifestation pour la privatisation de 13 sucreries. Dans le cadre du processus de privatisation de treize sucreries, l’entreprise publique Ethiopian Sugar Corporation (ESC) a publié, le 16 avril 2019, un appel à manifestation afin de recueillir des informations sur les modalités d’engagement (pleine propriété, cession partielle, PPP, etc…) des investisseurs potentiels. Les réponses sont attendues pour le 24 mai 2019. Pour rappel, l’Éthiopie, veut privatiser toutes ses sucreries (en activité et en construction) suite à l’incapacité du METEC, l’ex-gestionnaire public d’honorer ses engagements contractuels. Des négociations sont déjà en cours avec l’entreprise privée Ethio-Sugar Manufacturing pour la privatisation de la sucrerie de Wonji Shoa située dans la région de l’Oromia.
  • Prêt coréen pour le financement du projet de ligne de bus à Addis-Abeba. Le 16 avril 2019, la Corée du Sud a accordé un prêt pour le financement du projet Bus Rapid Transit (BRT), projet de ligne de bus à haut niveau de service à Addis Abeba. Ce financement fait partie d’un prêt concessionnel plus large, d’un montant de 300 MUSD, pour la mise en œuvre d’un portefeuille de projets prioritaires sur la période 2019-2020. Le projet BRT prévoit la construction d’un corridor de bus de 16 km et devrait transporter à terme 5 400 personnes par direction et par heure. En 2014-2015, l’AFD avait accordé deux prêts d’un montant total de 85 MUSD pour l’accompagnement technique et financier sur une des lignes de ce projet.
  • Coopération avec la Russie dans le domaine nucléaire. En marge du 11e Forum international ATOMEXPO 2019 organisé par la Société nationale russe de l'énergie atomique Rosatom, les 15 et 16 avril 2019 à Sotchi, l’Éthiopie et la Russie ont signé un accord sur le développement de l’énergie nucléaire dans les domaines de la santé, de l’agriculture et de l’industrie. La feuille de route signée par le ministre éthiopien de l'Innovation et de la Technologie et le directeur général de Rosatom prévoit la création d’un centre des sciences nucléaires et d'une centrale nucléaire ainsi que la formation de professionnels. Cet accord s’inscrit dans la continuité du partenariat établi entre les deux pays en mars 2018 pour le développement de l’énergie nucléaire.

KENYA

  • Plus de 56 MEUR de prêts étudiants non remboursés. Selon le Higher Education Loans Board (HELB), organisme public qui octroie des bourses et des prêts étudiants afin d’encourager le suivi de formations reconnues par le Ministère de l’Education kenyan, 67 000 emprunteurs sur les 223 000 étudiants ayant bénéficié d’un prêt du HELB n’ont pas honoré leurs remboursement. La perte financière pour l’institution s’élève ainsi à 56 MEUR (6 Mds KES) soit 30 % de son portefeuille de crédit. Ces étudiants ont par ailleurs été inscrits sur la liste élaborée par le Credit Reference Bureau qui rassemble les emprunteurs présentant un risque de défaut élevé, ce qui limitera de facto leur accès aux prêts des banques commerciales et des Saccos. Depuis 2015, plus de deux millions de personnes ont été inscrites sur cette liste.

MADAGASCAR

  • Signature de la phase II du programme d’électrification rurale (PERER II). Le Ministère de l’Energie, de l’Eau et des Hydrocarbures (MEEH) et l’agence de coopération allemande (GIZ) ont signé, le 19 avril 2019, la mise en œuvre de la phase II du projet de Promotion de l’électrification rurale par les énergies renouvelables (PERER II) d’un montant de 4 MEUR. Démarré en 2009, le projet vise le renforcement du cadre institutionnel et financier pour les investissements via l’Agence de développement de l’électrification rurale (ADER). Ce programme s’articule autour de trois composantes : l’amélioration des conditions d’accès aux informations et aux instruments réglementaires, l’amélioration des mécanismes d’attribution des autorisations et des concessions, et une meilleure coopération avec le secteur privé.

SOUDAN

  • Appréciation de la livre soudanaise de 35 % en un mois. Le 22 avril 2019, la livre soudanaise se négociait sur le marché à 1 USD pour 45 SDG, ce qui représente une remontée d’environ 35 % en un mois. Cette appréciation serait la conséquence de i) dépôts à la Banque centrale effectués par le gouvernement de transition, ii)  l’arrêt de l’achat de devises par les proches du président sortant, iii) l’afflux de transferts d’argent de la diaspora suite au chargement politique en cours et, iv) l’annonce d’une aide de 3 Mds USD de l’Arabie Saoudite et des Emirats se décomposant en une aide budgétaire de 500 MUSD et en un approvisionnement pour 6 mois en carburants, blés et médicaments pour un montant total de 2,5 Mds USD.
  • Renforcement du contrôle financier par le gouvernement de transition. Quelques jours après sa mise en place, le gouvernement militaire a renforcé le contrôle sur les actifs financiers par une série de mesures : le gel des comptes bancaires des institutions qu’elle a dissoutes dont les comptes du parlement, la revue par la Banque centrale de tous les transferts bancaires effectués depuis le 1er avril 2019 et la suspension de tout transfert de propriété ou d’action d’entreprise. Des comptes bancaires situés aux Emirats Arabes Unis, en Arabie Saoudite, en Malaisie, en Turquie et en Chine seront également contrôlés. Par ailleurs, un nouveau décret exige la déclaration de tout compte bancaire, au Soudan ou à l’étranger, pour toutes les entités publiques ou parapubliques.

TANZANIE

  • Construction de 30 000 logements abordables. Le gouvernement a annoncé la construction de 30 000 logements abordables par l’entreprise publique National Housing Corporation (NHC). Le budget envisagé, le calendrier de construction ainsi que la localisation des logements n’ont pas été précisés. En Tanzanie, le déficit de logements est estimé à trois millions d’unités alors que la demande pour des logements additionnels est de 200 000 unités par an. Le loyer est le premier poste de dépense des habitants de Dar-es-Salaam, il correspond en moyenne à 31 % des revenus mensuels. Par ailleurs, le marché hypothécaire tanzanien reste l’un des plus étroits d’Afrique de l’Est, malgré une augmentation de 6 % des prêts hypothécaires entre mars 2017 et mars 2018.
  • Multiplication de garanties financières pour le barrage du Stiegler’s Gorge. La CRDB Bank et la United Bank for Africa ont accordé des garanties financières d’un montant de 737,5 MUSD au consortium égyptien en charge de la construction du barrage de Stiegler’s Gorge. Par ailleurs, l’Arab Contractors et le El Sewedy Electric octroieront des garanties à Tanesco, l’agence nationale d’électricité, conformément au contrat signé. Ces garanties assurent à Tanesco et au ministère de l’Energie une protection contre toute défaillance de la part du consortium. Le barrage de Stiegler’s Gorge dont la construction est estimée à 2,95 Mds USD assurera la production de 2,1 GW.
  • Développement de la production d’énergie d’origine géothermique. Selon la Tanzania Geothermal Development Company (TGDC), l’entreprise publique en charge du développement de l’énergie géothermique dans le pays, le gouvernement tanzanien souhaite entreprendre la construction de sept centrales géothermiques entre 2021 et 2025. Ngozi, le site dont le développement est le plus avancé, a récemment bénéficié d’un financement public de 8,7 MUSD pour réaliser ses premiers forages d’exploration. L’ensemble des projets géothermiques générerait à terme 200 MW d’énergie d’origine géothermique, pour un potentiel national évalué à 5 000 MW. Le gouvernement tanzanien a par ailleurs lancé un appel aux investisseurs pour faire face à des coûts de développement élevés. 

Rédaction : Service Économique Régional de Nairobi, Services Économiques d’Addis Abeba, de Dar Es Salaam, de Khartoum et de Tananarive ainsi que l’Ambassade de France au Rwanda