Le développement du secteur de l’eau connait une évolution contrastée au Ghana. Près de 90% de la population ghanéenne dispose d’un accès à l’eau potable mais seulement 15% a accès à des sanitaires, avec une forte disparité entre milieux ruraux et urbains. Chaque année, au cours des saisons sèches, les villes du pays sont soumises à des phénomènes de stress hydrique. Ces derniers devraient encore s’accentuer du fait d’une croissance urbaine moyenne de 3,5% par an, taux qui entrainerait un doublement de la population des villes en 20 ans. Les moyens nationaux sont aujourd’hui insuffisants pour faire face à cette trajectoire démographique. Le cadre légal en vigueur demeure trop peu favorable aux initiatives privées et le gouvernement se repose encore excessivement sur les bailleurs de fonds internationaux pour financer des projets d’investissement.