Avec un volume d’actifs financiers inférieur à 50% du PIB, l’économie ghanéenne demeure peu financiarisée. Dans un contexte de reprise économique, toujours marqué par la rigueur budgétaire et la politique monétaire restrictive de la Banque centrale (BoG), les activités bancaires ont ralenti en 2017. Les créances douteuses héritées des années de crise (2012-2016) grèvent la profitabilité et la liquidité des établissements. En moins d’un an, deux d’entre eux ont fait faillite et un a été mis sous tutelle par la BoG. Sur les 34 banques actives que compte le secteur, 8 seraient sous la surveillance étroite du régulateur. La réforme des seuils de capital minimum requis devrait favoriser une concentration du secteur, à l’avantage des banques étrangères, et renforcer la stabilité financière. En première analyse, les banques locales devraient être rendues plus résilientes aux chocs, plus compétitives grâce aux économies d’échelle et mieux dotées pour financer l’activité.