Sommaire :1/ Irlande :Xavier Niel rachète Eir, l’un des principaux fournisseurs de télécommunications irlandaisUne équipe irlandaise choisie pour coordonner le projet européen sur l’internet de demainUn  nouveau hub de 1,5Mds€ pour une société irlandaise de cybersécurité       2/ Royaume-Uni :Le ton continue de monter entre Westminster et les entreprises de la Silicon ValleyUne nouvelle législation interdira l’utilisation de robots pour acheter un nombre élevé de billets de spectaclesSTART-UPS :        1/ Irlande :                        Les start-ups irlandaises prospèrentLes Start-Ups irlandaises à suivre en 2018       2/ Royaume-Uni :Le fonds d’accélération britannique Seedcamp lève 41 M£ pour investir dans les start-ups européennes TIC/Numérique1/ Irlande :Xavier Niel rachète Eir, l’un des principaux fournisseurs de télécommunications irlandais Les principaux actionnaires d’Eir s'apprêtent à vendre une participation de 64,5% à deux sociétés contrôlées par

 

 Bandeau revue TIC

 Sommaire :

1/ Irlande :

  • Xavier Niel rachète Eir, l’un des principaux fournisseurs de télécommunications irlandais
  • Une équipe irlandaise choisie pour coordonner le projet européen sur l’internet de demain
  • Un  nouveau hub de 1,5Mds€ pour une société irlandaise de cybersécurité

       2/ Royaume-Uni :

  • Le ton continue de monter entre Westminster et les entreprises de la Silicon Valley
  • Une nouvelle législation interdira l’utilisation de robots pour acheter un nombre élevé de billets de spectacles

START-UPS :

        1/ Irlande :                       

  • Les start-ups irlandaises prospèrent
  • Les Start-Ups irlandaises à suivre en 2018

       2/ Royaume-Uni :

  • Le fonds d’accélération britannique Seedcamp lève 41 M£ pour investir dans les start-ups européennes

 

TIC/Numérique

1/ Irlande :

Xavier Niel rachète Eir, l’un des principaux fournisseurs de télécommunications irlandais

Les principaux actionnaires d’Eir s'apprêtent à vendre une participation de 64,5% à deux sociétés contrôlées par le milliardaire français des télécoms Xavier Niel dans le cadre d'une opération qui valorise le groupe téléphonique à 3,5 Mds€. Un consortium, dirigé par M. Niel, devrait finaliser l’accord dans la première moitié de 2018. M. Niel utilisera Iliad-Free, une société télécommunications, et NJJ Holding (holding d’investissements), dans laquelle l’entrepreneur détient une participation de 52%, pour acquérir la participation Eir. M. Niel a exprimé son intention de travailler avec le gouvernement irlandais pour améliorer les infrastructures et l’accès du pays au haut débit fixe et mobile.

Eir (anciennement Eircom, opérateur historique irlandais) a changé de propriétaire plus de dix fois depuis sa privatisation en 1999. C’est aujourd’hui l’un des principaux opérateurs de télécommunications en Irlande (44% de part de marché sur les lignes fixes, 33% sur l’internet et 20% sur la téléphonie mobile).

Depuis 2017, l’entreprise est en position de force dans le cadre du « National Broadband Plan » (NBP), initié en 2012 par le gouvernement irlandais. Le NBP vise à équiper l’ensemble du territoire irlandais d’un accès Internet (vitesse minimale de téléchargement de 30 Mbits/seconde) d’ici 2020 et à réduire ainsi la « fracture numérique » entre zones urbaines et zones rurales. Un appel d’offres a été lancé en 2016 pour la construction et la gestion d’une concession sur 25 ans, pour relier 850 000 foyers dans des zones dites « non-commerciales » (l’éloignement géographique du réseau ne rendant pas rentable pour les entreprises le raccordement de ces foyers). Mais en 2017, Eir a signé un accord avec le gouvernement dans lequel le groupe s’est engagé à équiper à ses frais, sans attendre la conclusion de l’appel d’offres, 300 000 foyers sur les 850 000 initialement prévus. Il s’agit de foyers se situant dans des zones rurales, mais relativement

 

denses, où il est encore rentable de déployer la fibre. Eir se place ainsi en position de force : si l’entreprise remporte l’appel d’offres, elle contrôlera une part de marché considérable en Irlande. Si elle le perd, le vainqueur devra négocier avec elle pour raccorder les foyers les moins accessibles aux câbles déjà déployés par Eir dans les centres ruraux

Une équipe irlandaise choisie pour coordonner le projet européen sur l’internet de demain

Un groupe d’experts irlandais va assurer la direction d’un projet de 700 000 € financé par la Commission Européenne autour de l’Internet du futur. Le groupe TSSG (Telecommunications Software and Systems Group) du Waterford Institute of Technology est l’un des coordinateurs du projet avec le groupe Trust-IT Services (Royaume-Uni). Le projet, baptisé « Next Generation Internet (NGI) », qui fait partie du programme européen Horizon 2020, est conçu pour accroître l’implication de la société civile.

Les trois axes de travail du NGI sont : (1) l’identification des sujets de recherche (opportunités technologiques dans divers domaines de recherche allant des infrastructures de réseaux aux plateformes), (2) la consultation des parties prenantes et de la société civile (utilisateurs et acteurs) et (3) l’élaboration d’un programme 2021/2027 pour l’initiative NGI (combiner les étapes précédentes afin d’établir un programme). L’objectif est d’aider les concepteurs et les développeurs à envisager l’évolution de l'Internet à l’horizon d’une décennie, à anticiper les innovations technologiques à venir et à prendre en compte les besoins croissants en matière de sécurité et de respect de la vie privée ainsi que l’utilisation des réseaux sociaux. TSSG dirige le deuxième axe dont l’interface est la plateforme SpeakNGI.eu.

Un nouveau hub de 1,5Mds€ pour une société irlandaise de cybersécurité

Smarttech247, une entreprise irlandaise de cyber sécurité basée à Cork, a ouvert un nouveau centre spécialement conçu pour analyser des millions de menaces chaque jour. Selon le directeur général de l’entreprise, M. Ronan Murphy, depuis 2015 le nombre d’attaques de rançongiciels a été multiplié par 15. Le nouveau centre utilise les dernières technologies, y compris l’intelligence artificielle et le Watson Supercomputer d’IBM, qui peut exécuter en quelques secondes des millions de calculs qui demanderaient plusieurs semaines de travail d’analyse à une équipe. Ils utilisent également Palo Alto Networks, société américaine de cyber sécurité spécialisée notamment dans les firewalls (pare-feux) à la fois pour les entreprises et les réseaux, pour identifier et contrer les menaces émergentes pour le compte de certaines des plus grandes entreprises du monde.   

2/ Royaume-Uni

Le ton continue de monter entre Westminster et les entreprises de la Silicon Valley

Plusieurs membres du gouvernement ont ouvertement critiqué les géants américains ces derniers mois : le ministre de la santé s’est offusqué de la volonté de Facebook de créer un réseau social pour les moins de 13 ans et le secrétaire d’état chargé des questions environnementales a dénoncé l’influence néfaste des réseaux sociaux sur la circulation de fake news. D’après le Financial Times, les dernières critiques proviennent de Ben Wallace, secrétaire d’état chargé de la sécurité, qui a comparé les géants de la Silicon Valley à des « profiteurs sans pitié ». En cause, le fait que Google, Facebook et d’autres refusent de donner accès aux messages cryptés de potentiels suspects terroristes obligeant le gouvernement à dépenser des centaines de milliers de pounds en analyse et surveillance supplémentaires. Si le sujet est très sensible, les marges de manœuvre du gouvernement britannique restent limitées. La création d’une taxe pour recel d’informations, déjà évoquée par Philip Hammond en novembre dernier pourrait permettre de récupérer £800m d’ici 2022-2023. 

Une nouvelle législation interdira l’utilisation de robots pour acheter un nombre élevé de billets de spectacles.

Le gouvernement britannique entend empêcher l’utilisation de logiciels automatisés permettant d’acheter plus de tickets que la limite autorisée par les organisateurs d’événements pour les revendre à des prix conséquents sur des sites de revente. A titre d’exemple, certains billets pour la comédie musicale Hamilton étaient revendus à 6 000£ en ligne. Cette législation précise la loi pour une économie britannique entrée en vigueur en 2017 qui impose des conditions supplémentaires aux vendeurs de billets.  

Start-ups

1/ Irlande :     

Les start-ups irlandaises prospèrent

Un rapport de TechIreland[1] a examiné les données correspondant à 1 641 entreprises irlandaises du numérique: le rapport souligne la croissance des financements pour les start-ups (580,2 M€ en 2017). Les données couvrent 13 secteurs d’innovation tels que l’intelligence artificielle et la blockchain. Les principaux secteurs financés en 2017 ont été la santé et les medtech (31% du financement total), suivis par les Fintech (13%), les technologies industrielles (12%), les télécoms (11%), l’énergie (9%) et les services aux entreprises (9%). Le rapport révèle aussi que 58 start-ups du domaine agroalimentaire ont levé 25,4 M€ l’année dernière. L’énergie verte est un autre secteur à forte croissance : 78 entreprises ont collecté 54,8 M€ en 2017.

Les Start-Ups irlandaises à suivre en 2018

Trois start-up irlandaises ont été répertoriées comme « à surveiller » en 2018 par Silicon Republic, journal irlandais en ligne du numérique, au sein d’une liste de 20 start-ups européennes (dont 3 sont françaises) particulièrement à la pointe de l’innovation dans les domaines de l’internet des objets et du matériel informatique. Cette liste fait partie de la série Start-up 100 de Silicon Republic’s Europe pour 2018.

La première start-up est DecaWave fondée en 2004 par Michael McLoughlin. DecaWave crée des dispositifs sans fil - puce émettrice-réceptrice UWB - qui peuvent être localisés à l'intérieur ou à l’extérieur avec une précision de 10cm. Ayant levé 30 M€ de financement à ce jour, la start-up dispose désormais de bureaux en France, en Chine et en Corée du Sud.

Deuxièmement, Sonarc, une société qui a développé le premier haut-parleur sans pièces mobiles qui soit commercialement viable. Fondée par Sorcha O'Brien et Paul Gilligan, Sonarc combine de nouvelles méthodes de création et de contrôle du plasma atmosphérique pour construire ses dispositifs sonores innovants.

Enfin, Wia, une start-up IoT, qui a débuté à Belfast et est désormais basée à la NDRC (un accélérateur fondé par le ministère des communications, de l’action climatique et de l’environnement en 2007), est dirigée par Conall Laverty. La start-up a créé une plate-forme qui permet de mener en temps réel des projets à la fois à la maison et à l'école.

2/ Royaume-Uni

Le fonds d’accélération britannique Seedcamp lève 41 M£ pour investir dans les start-ups européennes

La société Seedcamp, qui a récemment fêté ses 10 ans, a pour mission d’apporter un soutien financier et un accompagnement à des startups innovantes en phase de développement initial. Depuis sa création, elle a investi dans 250 startups localisées au sein de 41 pays différents. Parmi ses clients, figurent la licorne Transferwise, valorisée à 1,6Md$ ou encore la banque digitale Revolut. Avec ce nouveau fonds de 41 M£, Seedcamp souhaite pouvoir accompagner au moins 100 startups européennes, à des niveaux de maturité différents.



[1] TechIreland – base de données publique qui a été mise en ligne en 2016, est dirigée par Mme Niamh Bushnell, l’ancienne commissaire aux start-ups de Dublin https://welcome.techireland.org/