Le projet « Promotion du développement rural à travers le développement des indications géographiques au niveau régional en Asie » vient d’être clôturé le 20 mars 2017 à l’occasion d’une réception à la Résidence de l’Ambassadeur de France à Bangkok, dont l'invitée d'honneur était Mme Apiradi Tantraporn, ministre du Commerce. Mis en œuvre depuis 2012 par l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), il a été financé à hauteur de 1,5 million d’euros par l’Agence française de développement (AFD) via le programme de renforcement des capacités commerciales (PRCC). Ce programme d’aide au commerce est co-financé par la Direction générale du Trésor et le ministère des Affaires étrangères et du développement international.Ce projet a bénéficié à quatre pays de la région (Thaïlande, Laos, Cambodge et Viet Nam) dans le but d’accroitre les revenus des petits producteurs à travers le développement des indications géographiques (IG).La politique de la Thaïlande s

Poivre de KampotLe projet « Promotion du développement rural à travers le développement des indications géographiques au niveau régional en Asie » vient d’être clôturé le 20 mars 2017 à l’occasion d’une réception à la Résidence de l’Ambassadeur de France à Bangkok, dont l'invitée d'honneur était Mme Apiradi Tantraporn, ministre du Commerce. Mis en œuvre depuis 2012 par l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), il a été financé à hauteur de 1,5 million d’euros par l’Agence française de développement (AFD) via le programme de renforcement des capacités commerciales (PRCC). Ce programme d’aide au commerce est co-financé par la Direction générale du Trésor et le ministère des Affaires étrangères et du développement international.

Ce projet a bénéficié à quatre pays de la région (Thaïlande, Laos, Cambodge et Viet Nam) dans le but d’accroitre les revenus des petits producteurs à travers le développement des indications géographiques (IG).

La politique de la Thaïlande s'est infléchie en faveur des IG. La politique gouvernementale actuelle vise à faire remonter plus de valeur ajoutée aux producteurs. Le système des IG offre la possibilité de promouvoir non seulement la qualité des produits mais également de pratiquer de meilleurs prix pour les artisans et paysans impliqués dans les programmes. En Thaïlande, cela rejoint les orientations du programme OTOP « un produit par canton » qui depuis plus de 30 ans vise à promouvoir les produits qui offrent une activité rémunératrice aux cantons ruraux et préservent leurs traditions populaires.

Au cours des dix dernières années, le développement des systèmes nationaux de protection des IG en Asie du Sud-Est a été spectaculaire, faisant de cette zone l’une des plus dynamiques après l’Union européenne et l’Inde en matière de développement d’IG.

En 2015, plus de 150 IG étaient ainsi enregistrées au niveau national, principalement en Thaïlande, Vietnam, Malaisie et Indonésie.

La Birmanie devrait les imiter prochainement. Ce pays a en effet exprimé une forte volonté de développer des IG et, grâce à l’appui du PRCC, elle a identifié en 2016 trois produits potentiels : laque de Bagan, riz de Shwe Bo Paw San et café Ywa Ngan.

Toujours grâce à ce projet, l'objectif d'enregistrements croisés d'IG en Asie du Sud-Est est en train de prendre forme. Après le Viet-Nam, la Thaïlande vient d'officialiser l'enregistrement de deux IG Cambodgiennes : le poivre de Kampot et le sucre de palme de Kampong Speu. Deux autres IG sont en cours de création au Laos (riz et café) et deux au Viet Nam (thé et cannelle) devraient suivre.

La Thaïlande a aussi enregistré quatre IG en Europe : le riz Khao Sangyod Muang Phatthalung, enregistré le 12 octobre 2016 ; le café Kafae Doi Tung enregistré le 14 juillet 2015 ; le café Kafae Doi Chaang enregistré le 14 juillet 2015 ; le riz Khao Hom Mali Thung Kula Rong-Hai enregistré le 12 février 2013. Cela la met au premier rang de l'ASEAN.

Le Cambodge n’est pas en reste, puisque le poivre de Kampot a été enregistré en Europe en février 2016.

Des produits artisanaux non alimentaires comme la soie thaïe pourraient à terme prendre la suite. C'est une demande régulière de certains pays en développement et c'est désormais possible en France.

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