Le commerce bilatéral entre la France et la Zambie en 2018

En 2018, le commerce bilatéral entre la France et la Zambie a diminué de 15% pour atteindre 36 MEUR, résultant principalement de la baisse des importations (-53%) – ce qui est en fait un retour à la normale après l’apparition d’un flux ponctuel de cuivre en 2017. Dans le même temps, les exportations françaises ont progressé pour la seconde année consécutive (+14%), portées par les ventes de biens de consommation. En conséquence, l’excédent commercial bilatéral en faveur de la France a triplé en 2018 pour atteindre près de 20 MEUR. La France et la Zambie demeurent toutefois des partenaires commerciaux mineurs, chacun représentant moins de 0,1% dans leur part de marché respective.
 
  • Les exportations françaises vers la Zambie restent modestes, mais elles progressent pour la deuxième année consécutive

En 2018, les exportations de la France à destination de la Zambie ont progressé de 14% par rapport à l’année précédente, pour atteindre 27,3 MEUR – après une augmentation de 23% en 2017. Les biens de consommation ont majoritairement contribué à cette augmentation en 2018, en particulier les postes « produits informatiques, électroniques et optiques » (+69% pour atteindre 2,6 MEUR), et celui des « équipements électriques et ménagers » (+73% à 2,3 MEUR). La quasi-totalité des postes ont enregistré une augmentation en 2018, à l’exception des ventes d’hydrocarbures (-97% à 477 000 EUR) et des « produits des industries agroalimentaires » (-28%, à 370.000 EUR) – mais la part de ces produits dans le total est marginale.

Ces dernières années, la composition des exportations françaises vers la Zambie reste stable, tout en étant relativement peu diversifiée. Les équipements mécaniques, électriques et électroniques représentent le principal poste d’exportation (73% des ventes françaises en 2018, soit la moyenne observée ces dix dernières années), notamment les machines pour l’extraction ou la construction, en lien avec la spécialisation du pays dans le secteur minier (les exportations de cuivre représentent plus de 75% des exportations zambiennes totales ces dernières années). Ces machines représentent à elles seules plus de la moitié des exportations françaises bilatérales totales. Les « produits chimiques, parfums et cosmétiques » représentent notre second poste d’exportation – avec 12% du total en 2018 (10% en moyenne sur dix ans).

Depuis le début des années 2000, la Zambie absorbe moins de 0,1% des exportations françaises totales. En 2018, elle représente le 149ième débouché pour nos exportations. Sur les 52 pays et territoires répertoriés par les Douanes françaises en Afrique sub-saharienne, la Zambie se situait au 32ième rang des clients de la France et au 5ième rang parmi les dix pays d’Afrique australe suivis par le SER de Pretoria.

  • En forte baisse, les importations françaises retrouvent un niveau conforme à leur niveau historique, après un flux ponctuel de cuivre

Après une forte progression en 2017 (+62%), les importations françaises en provenance de Zambie ont diminué de plus de 50% en 2018, pour atteindre 8,3 MEUR, soit un niveau plus conforme à leur niveau historique (7,8 MEUR en moyenne sur dix ans). Cette variation résulte presque exclusivement d’un flux ponctuel de cuivre l’année précédente : les importations françaises de cuivre zambien étaient nulles avant 2017, elles ont atteint 8,4 MEUR en 2017, elles sont redevenues nulles en 2018.

L’autre poste enregistrant une baisse significative des importations est celui des « articles de joaillerie et bijouterie » (-30% à 5,3 MEUR). A l’inverse, on observe une progression significative des importations françaises de tabac, qui sont passées de 93.000 EUR en 2017 à plus d’1,1 MEUR en 2018 (+1 125%).

La composition de nos importations est nettement plus volatile que celle de nos exportations. Ainsi, en 2018, le poste des « produits manufacturés divers » devient notre premier poste d’importation (avec 66%, après 42% en 2017 et 48% en moyenne sur les dix dernières années), devant les « produits agricoles, sylvicoles et de la pêche » (26% contre 5% en 2017 et 20% en moyenne sur les dix dernières années). La part du cuivre passe de 47% en 2017 à zéro en 2018 (conforme à son niveau historique).

En 2018, la Zambie est notre 158ième fournisseur – 35ième parmi les pays d’Afrique subsaharienne et avant dernier au niveau de la sous-région australe.

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Comme depuis une dizaine d’années, notre solde commercial bilatéral avec la Zambie est excédentaire. Après s’être réduit pendant trois années consécutives, l’excédent commercial a plus que triplé en 2018, pour atteindre 19 MEUR (84ième excédent commercial).

Historiquement, la part de marché de la France en Zambie est négligeable : elle représente environ 0,3% des importations zambiennes en 2018, loin derrière l’Afrique du Sud (29%), la République démocratique du Congo (15%) et la Chine (14%). Les premiers fournisseurs européens sont l’Allemagne, la Suède et la Finlande, mais avec des parts de marché marginales (chacune autour de 1%).

En 2017, la Suisse était le premier client de la Zambie, absorbant près de la moitié de ses exportations (mais pour des raisons comptables – la plupart du cuivre zambien étant exporté via la société de courtage Glencore – également impliquée dans plusieurs mines zambiennes, au niveau de la production), suivie par la Chine (16%) – chiffre qui sous-estime la réalité, l’essentiel du cuivre zambien étant importé par la Chine) et la République démocratique du Congo (7% – flux de cuivre brut qui est ensuite semi-transformé en Zambie).

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