Présence française

 De nombreuses entreprises françaises de taille et d’activité variées sont implantées en Afrique du Sud et y bénéficient d'une très bonne image en termes de contribution au développement économique et social du pays. En partie du fait de la législation sud-africaine, elles sont très engagées dans des actions de responsabilité sociale des entreprises (RSE), notamment l’emploi local et la formation.

 

  •  Le nombre d'implantations d’entreprises françaises en Afrique du Sud est d'environ 370 (dépendant de plus de 160 groupes français) et employant plus de 65 000 personnes. De nombreuses grandes entreprises françaises bénéficient d'une base historique dans le pays (Alstom, Total, Air Liquide, Air France et L'Oréal, pour n'en citer que quelques-uns). Beaucoup plus, de toutes tailles, sont arrivées depuis l'avènement de la démocratie en Afrique du Sud en 1994 et continuent à s'installer (les groupes Decathlon et Leroy Merlin, entre autres, en 2016), dont des PME et ETI qui se développent sur le marché sud-africain comme Socomec, Sigfox, Sunna design, Eutelsat ou encore Sicam.

 

  • Les entreprises françaises en Afrique du Sud couvrent un large éventail de secteurs: alimentation & boisson (Limagrain, Danone, Parmalat-Lactalis, LVMH, Pernod-Ricard, Remy Cointreau), agro-équipement (Roullier, Pellenc), énergie (EDF, Engie, Total), eau (Veolia), déchets (Séché Environnement), transport & logistique (Alstom, RATP DEV, Bolloré, CMA-CGM, Air France, ID Logistic, Mobilitas), aéronautique et défense (AIRBUS, Thales, Safran), pharmacie & essais (Sanofi, Servier, Pierre Fabre, Virbac, Ceva, Biomerieux), pétrole et gaz (Total, Air Liquide), équipements électriques (Schneider Electric, Legrand, Nexans, Socomec), mines (Imerys, Saint Gobain), constructeurs automobiles (Renault, PSA, Faurecia, Michelin), matériaux de construction (Lafarge, Saint Gobain, Colas), construction (Vinci), biens de consommation (L'Oréal). Pour ce qui concerne les services : communication (JCDecaux, Publicis, GL Events, Havas), logiciel-IoT (Dassault Systèmes, Idemia, Sigfox, Gemalto, Atos), ingénierie (Ingerop, Systra, Begreen), contrôle (Bureau Veritas), télécoms-TV (Orange Business Services, Trace), restauration (Newrest), hôtellerie (ACCOR), distribution (Decathlon, Leroy Merlin), services financiers et audit (BNP, Mazars, Société Générale, Euler Hermes, SCOR).

 

  • Les entreprises françaises sont particulièrement investies dans la transformation économique de l'Afrique du Sud, y compris le contenu local, la formation et l'action sociale.  En matière de RSE, l’application de la législation sud-africaine instaurant une discrimination positive en faveurs des Noirs, B-BBEE (Broad-Based Black Economic Empowerment – système de discrimination positive visant à réduire les inégalités issues de l’apartheid dans la sphère économique), et de contenu local incite fortement les entreprises françaises à contribuer activement à l’objectif de transformation économique du pays. Ces conditions comprennent des exigences d’actionnariat, d’encadrement, de formation et de fournisseurs bénéficiant aux populations historiquement défavorisées. Les résultats d’une enquête RSE lancée auprès de 25 groupes français en Afrique du Sud montrent qu’au cours des trois dernières années, plus de 230 projets sociaux ont été mis en œuvre par ces entreprises. Le montant total de cet appui représente plus de 3,2 Mds ZAR (environ 200 M EUR). Ces projets se caractérisent par leur diversité, couvrant les domaines de la préservation de l’environnement, la culture, l’enseignement primaire et secondaire, le développement de la petite enfance, la sécurité alimentaire, la santé sexuelle et reproductrice, l’éducation supérieure, le développement social des communautés, l’appui au développement des jeunes, l’appui à la création d’emplois et d’entreprises, le développement du sport et les droits de l’Homme. Les entreprises financent des projets qui bénéficient directement aux communautés qui vivent autour des implantations, financent des universités, des organisations de la société civile, des écoles, des programmes d’accès à la microfinance, des programmes de bourses, des programmes de formations supérieures. De façon générale, les entreprises françaises sont aussi très engagées dans l’éducation et la formation, le soutien à l’entrepreneuriat et le développement social des communautés.

 

  • Un bon exemple d’implication dans la transformation économique de l'Afrique du Sud est le contrat "Gibela" d'Alstom, le plus gros de l'histoire du groupe dans le monde, qui a conduit à la création d’une usine qui va fournir près de 3 600 voitures de trains de banlieue à l’entreprise publique sud-africaine PRASA. Alstom emploie 99,6 % d'employés locaux et travaille de manière significative avec des fournisseurs locaux. Il est prévu 1 200 à 1 500 emplois à terme pour Gibela (aujourd’hui 850), recrutés en majorité au sein des communautés défavorisées habitant les townships environnant l'usine. Un parc de fournisseurs sera créé à côté de l’usine pour développer un écosystème et le contrat comporte la création d'un centre de formation pour 19 500 personnes sur 10 ans. A travers ce contrat récemment cité en exemple par le président sud-africain Cyril Ramaphosa devant le Parlement, Alstom contribue au souhait du gouvernement sud-africain de revitaliser son industrie ferroviaire et de promouvoir la position de l’Afrique du Sud comme plateforme industrielle régionale

 

  • D’autres groupes sont particulièrement actifs dans la formation des Sud-Africains, à l’image des groupe Schneider, Saint Gobain et Dassault Systèmes.
  1. Schneider Electric, tant en interne (la Schneider Academy a formé plus de 6 000 personnes depuis 2015) qu'à travers les Centres d’excellence Schneider Electric en Afrique du Sud, F’SASEC (French South-African Schneider Electric Education Center), développés conjointement avec le ministère français de l’éducation nationale et différentes universités et lycées professionnels sud-africains.
  2. Saint Gobain a créé la Saint-Gobain Academy, qui propose la seule formation de pose de cloisons et plafonds certifiée par les autorités sud-africaine. Ouverte en 2003, l’Académie de Saint-Gobain a déjà formé environ 1 000 jeunes issus des communautés proches du site.
  3. Dassault Systèmes développe les PLMCC (Product Lifecycle Management Competency Centre), centres d’excellence dans le domaine des logiciels industriels avec les autorités éducatives locales et met ainsi à disposition des licences gratuites.
  4. Leroy Merlin, qui a déjà ouvert 2 magasins en banlieue de Johannesburg et devrait porter ce parc à 5 unités dans les prochaines années, recrute ses salariés (environ 300 par magasin) en majorité dans les communautés locales proches des centres commerciaux et a lancé un ambitieux programme de formation interne. L’entreprise contribue aussi à former et à fédérer des réseaux d’artisans et d’installateurs autour de ses unités.

 

Octobre 2019                              

Publié le