Pour approfondir ...

  • Les financements chinois en Afrique australe     

Cette note porte sur les dix pays de la zone de compétence du service économique régional de Pretoria : Afrique du Sud, Angola, Botswana, Eswatini, Lesotho, Mozambique, Malawi, Namibie, Zambie, Zimbabwe. Elle a été réalisée grâce à l’exploitation de la base de données Chinese Loans to Africa (CLA), China Africa China-Africa Research Initiative (CLA/CARI)  de l’université Johns Hopkins: Loan Data — China Africa Research Initiative (sais-cari.org), qui porte sur les financements chinois accordés entre 2000 et 2019 aux gouvernements et aux entreprises publiques en Afrique. Entre 2000 et 2019, les institutions financières chinoises ont accordé aux pays d’Afrique australe (Etats et entreprises publiques), des financements pour un montant total de 63 Mds USD, soit un peu plus de 45% des financements accordés en faveur de l’Afrique subsaharienne : la Chine a en particulier financé des projets dans les industries extractives (près de 30% des financements – contre 13% au niveau de l’Afrique sub-saharienne), des projets énergétiques (22% des financements – contre 25% au niveau continental) et dans les transports (21% – contre plus de 30% au niveau continental).  La plupart des financements ont été accordés par la China Development Bank (CDB – 47% des financements, contre 24% au niveau du continent) et par l’ExIm China (30% des financements, contre 56% au niveau du continent)

 

17 mai 2021

 

  • Poids économiques de l’Afrique du Sud en Afrique   

L’Afrique du Sud est un acteur commercial majeur au sein du continent : premier exportateur et premier importateur intrarégional. A titre individuel, aucun marché africain ne s’impose comme un débouché majeur pour le pays. En revanche, on observe une réelle dépendance de l’Afrique du Sud vis-à-vis du pétrole nigérian. A l’inverse, l’Afrique du Sud est un débouché stratégique pour les pays d’Afrique australe – une dépendance qui se traduit par un pouvoir d’influence maximal vis-à-vis de ces pays. Sur le plan des investissements, l’Afrique du Sud est aussi un partenaire clé en Afrique australe. Pour les autres pays, l’Afrique du Sud est souvent le premier investisseur africain (grâce à des champions régionaux voire mondiaux – finance, distribution, télécommunications), mais elle ne fait pas le poids vis-vis des grands centres économiques mondiaux. Cette place particulière de l’Afrique du Sud au sein du continent, économie la plus développée, la plus diversifiée, la plus intensive en technologie, devrait lui permettre d’être la grande gagnante de l’accord de libre-échange continental entré en vigueur le 1er janvier 2021.

20 février 2021

 

  • Un état des lieux de la situation économique et sociale des provinces

Les données économiques et sociales de l’Afrique du Sud détaillées par province montrent la très grande hétérogénéité existante entre les différentes régions – en termes de poids et de densité économique et démographique, de structure de l’économie, de développement. Le Gauteng se distingue comme le centre économique incontestable du pays, concentrant plus du tiers de l’activité économique sur 1% du territoire. Autour de ce centre, gravitent les deux provinces périphériques mais stratégiques du Kwazulu Natal et du Cap Occidental – à la fois hubs logistiques, mais aussi centres industriels – et centre technologique, financier et touristique pour le second. L’activité des autres provinces, dont le poids économique est nettement moins important, est centrée sur des industries en difficulté ces dernières années : l’extraction minière (Limpopo, Mpumalanga, Cap Septentrional et Oriental – instabilité réglementaire, baisse de l’investissement) et l’agriculture (qui a subi plusieurs années consécutives de sécheresse) – leur niveau de développement est plus faible et la pauvreté y est nettement plus importante.

 

18 janvier 2021

 

  • Résultats financiers provisoires d’Eskom pour l’exercice 2020-2021 

Eskom a annoncé des pertes colossales lors des exercices 2019-2020 (-20 MdsZAR ; 1,3 MdsEUR) - équivalentes à celle de 2018-2019, témoignant ainsi des grandes difficultés du géant de l’électricité sud-africain, autrefois solide et florissant mais qui fait désormais peser un risque important sur l’économie national. Dans un contexte de corruption généralisée sous la présidence Zuma (2009-2018), l’entreprise publique a souffert de graves errements dans sa gestion (recrutement pléthoriques sans tenir compte des compétences, erreurs d’investissement, absence de manutention …) qui ont détérioré ses performances opérationnelles (46 jours de délestages sur l’exercice 2020) et financières (avec un service de la dette en constante augmentation). L’entreprise dépend aujourd’hui entièrement du soutient étatique : la restructuration et l’assainissement du groupe est donc  une priorité affichée du gouvernement qui a nommé un nouvelle équipe dirigeante en 2019 (Mr André de Ruyter nommé CEO et Mr Calib Cassim en tant que CFO) et présenté un plan stratégique de réformes à moyen terme

14 décembre 2021
Publié le