Relation économique bilatérale

La France et les États-Unis entretiennent des liens économiques très forts et mutuellement bénéfiques. Les échanges commerciaux et les investissements croisés soutiennent la croissance, l’emploi et l’innovation dans les deux économies.

  1. Les échanges de biens entre les deux pays ont représenté 89,6 Mds USD en 2018, en hausse de 7,9 % par rapport à 2017 selon l’ U.S. Bureau of Economic Analysis (BEA)1. Selon les dernières données disponibles, les échanges de biens et services entre la France et les États-Unis s’élevaient à 129 Mds USD en 2018, dont 89.6 Mds USD pour les biens et 39.6 Mds USD pour les services. En 2018, la France était 3ème partenaire commercial des États-Unis en Europe (le 9ème au niveau mondial). L’excédent commercial de la France avec les États-Unis (échanges de biens) atteignait 16.1 Mds USD en 2018 en hausse de 600 millions USD par rapport à 2017. En ce qui concerne les échanges en services, les Etats-Unis étaient excédentaires à hauteur de 2.6 Mds USD en 2018, un excédent en hausse de 73% par rapport à 2017. 
  2. Ces échanges concernent tous les types de biens et services, reflétant le caractère très diversifié des liens entre les deux économies. D’après les données du BEA, les États-Unis présentent un solde positif dans certains secteurs comme les échanges énergétiques (1,1 Mds USD) ; tandis que la balance commerciale de la France est excédentaire dans le secteur la chimie (4,1 Mds USD) ou encore des vins et spiritueux (4,8 Mds USD). Dans le domaine des services, les Etats-Unis présentent un excédent dans le domaine de la réparation et de la maintenance (1.8 Mds USD). La France est excédentaire dans le secteur du tourisme (à hauteur de 1,6 Mds USD).
  3. La filière aéronautique représente près de 30% des échanges en biens, selon le BEA. En 2018, les échanges dans le domaine de l’aéronautique se sont élevés à 25,8 Mds USD, en hausse de 9% par rapport à 2017. Depuis 2016, Etats-Unis sont excédentaires, à hauteur de 1,6 Mds USD en 2018. La France est la deuxième destination des exportations américaines dans ce domaine et vice-versa.
  4. Tous les États américains participent à la relation économique bilatérale, avec des disparités reflétant le poids économique et la spécialisation sectorielle de chaque territoire. Ainsi, le Texas est le premier exportateur de biens vers la France, suivi de la Californie, du Kentucky et du Connecticut – eu égard à leur rôle dans l’industrie du transport –tandis que l’État de New York et le New Jersey sont les premiers et seconds importateurs de biens en provenance de France. Réciproquement, les régions Ile-de-France, Auvergne Rhône-Alpes et Occitanie –cette dernière du fait du secteur aéronautique – sont très présentes dans la relation commerciale franco-américaine.
  5. Les investissements directs réciproques forment un élément majeur de la relation économique bilatérale, excédent 400 Mds USD en 2018. Selon le BEA, les stocks d’investissements directs à l’étranger (IDE) français aux Etats-Unis représentaient 326.4 Mds USD et les stocks américains en France représentaient 86.9 Mds USD. Les États-Unis sont le premier investisseur en France, devant le Royaume-Uni et l’Allemagne. La France est le 6ème investisseur aux États-Unis. Ce lien très fort est confirmé par l’analyse des données de flux d’IDE, les nouveaux investissements français vers les États-Unis s’élevaient en 2018 à 23.4 Mds USD quand la France attirait réciproquement 1,6 Mds USD d’IDE américains sur la même période.
  6. Les IDE croisés soutiennent un nombre important d’emplois. Les 4800 filiales d’entreprises françaises (données Orbis) employaient 728 500 personnes aux États-Unis selon les dernières statistiques du BEA, portant sur 2016, ce qui fait de la France la 3ème source étrangère d’emplois aux États-Unis. Réciproquement, les 4 500 filiales d’entreprises américaines étaient la première source étrangère d’emplois avec 495 500 salariés en France en 2017 (BEA), près de 20 000 emplois de plus qu’en 2016.
  7. Le secteur manufacturier est le principal bénéficiaire des IDE français aux États-Unis. Tous les secteurs bénéficient des investissements croisés. Le secteur industriel pèse à lui seul près de 50 % des IDE français aux États-Unis, qui sont à l’origine de 213 300 emplois directs d’après le BEA. Le secteur manufacturier est également le premier secteur d’investissements américains vers la France, avec 32 % des IDE et 197 200 emplois.
  8. Ces IDE ont des effets de diffusion sur l’ensemble du territoire. La Californie, l’État de New York et le Texas sont les États qui attirent à la fois le plus d’IDE depuis la France et ceux qui suscitent le plus de retombées en termes d’emploi, eu égard à leurs poids économiques respectifs, mais tous les Etats sont concernés. Réciproquement, l’ensemble des bassins d’emplois français bénéficient des IDE américains.
  9. Les implantations locales d’entreprises françaises et américaines jouent un rôle clé dans les exportations des deux pays. Les filiales françaises aux États-Unis exportent chaque année 26 Mds USD de biens depuis le sol américain vers des pays tiers (source : BEA 2016). Réciproquement, les entreprises américaines présentes en France bénéficient d’un accès privilégié aux marchés européen et africain, et exportent chaque année environ 42 Mds USD vers ces zones. Selon l’institut d’études Kantar Public, 88 % des entreprises étrangères basées en France considèrent la France comme un hub d’exportation vers l’Europe et l’Afrique et sont 93 % à exporter vers ces marchés.
  10. La R&D est au cœur de nos relations économiques. Les entreprises américaines sont la première source de dépenses R&D étrangère en France avec plus de 2 Mds USD d’investissement annuel (BEA). Réciproquement, les entreprises françaises financent la R&D américaine à hauteur de 5,6 Mds USD par an, soit 9 % de la R&D étrangère aux États-Unis (BEA). 90 % des dépenses en R&D d’entreprises françaises sont concentrées dans le secteur manufacturier et la France est la 1ère source de R&D étrangère dans l’électronique et l’informatique aux États-Unis. Plusieurs entreprises françaises sont partenaires de centres de recherche universitaire ou du Département américain de la Défense. Chaque année, environ 2 000 brevets sont déposés de part et d’autre par des entreprises américaines en France et des entreprises françaises aux États-Unis.
  11. Des échanges économiques très intenses dans les domaines de pointe. Les entreprises françaises sont historiquement présentes aux États-Unis dans les domaines de haute technologie, liés notamment à la défense, à la sécurité et à la biométrie, ainsi que dans l’industrie du futur. Réciproquement, de nombreuses entreprises américaines choisissent d’investir en France dans des domaines de pointe. Les Etats-Unis sont la première source d’investissement étranger en matière de R&D en France ; 26% des décisions d’investissement selon Business France. En 2018, plusieurs grands groupes technologiques américains ont annoncé l’ouverture de centres de recherche européens en France, dans l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Selon la Chambre de Commerce américaine en France, 96 % des investisseurs américains considèrent la France comme une destination attractive dans le cadre de leur transformation digitale.

Retrouvez le détail de la relation économique franco-américaine, Etat par Etat, sur la carte interactive du blog du SER des Etats-Unis.

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