Relation économique bilatérale

La France et les Etats-Unis, dans la continuité des relations politiques privilégiées que les deux pays ont établies, entretiennent des liens économiques très forts et mutuellement bénéfiques. Les échanges commerciaux et les investissements croisés soutiennent la croissance, l’emploi et l’innovation dans les deux pays.

  1. Les échanges de biens et services entre les deux pays ont représenté 139 Mds USD en 2017, en hausse de 16 % par rapport à 20161. Selon Eurostat, les échanges de biens s’élevaient à 77 Mds USD en 2017, tandis que les échanges de services s’établissaient à 62 Mds USD sur cette même année. De plus, le solde bilatéral des échanges reste  proche de l’équilibre. La France présentait en effet en 2017 un léger excédent commercial de 6 Mds USD avec les Etats-Unis, soit 0,2 % du PIB français et près de 0,03 % du PIB américain (source : Eurostat).
  2. La filière des matériels de transports contribue pour près de la moitié à ces échanges. Les échanges entre les deux pays concernent tous les types de biens et services, reflétant le caractère très diversifié des liens entre les deux économies. D’après les données d’Eurostat, les Etats-Unis présentent un solde positif dans certains produits comme les matériels et équipements de transports (1,6 Mds USD), ou les échanges énergétiques (2,3 Mds USD), tandis que la balance commerciale de la France est excédentaire dans le secteur des vins et spiritueux (3,4 Mds USD), de la parfumerie-cosmétique (1,5 Mds USD) ou de la pharmacie (1,2 Mds USD).
  3. Tous les Etats américains participent à la relation économique bilatérale, avec des disparités reflétant le poids économique et la spécialisation sectorielle de chaque territoire. Ainsi, la Californie est le premier exportateur de biens vers la France, suivie du Texas, eu égard à son rôle dans les échanges énergétiques, tandis que l’Etat de New York et le New Jersey sont les premiers et seconds importateurs de biens en provenance de France. Réciproquement, les régions Ile-de-France, Auvergne Rhône Alpes et Occitanie, cette dernière du fait du secteur aéronautique, sont très impliquées dans la relation commerciale.
  4. Les investissements directs réciproques forment un élément majeur de la relation économique bilatérale. En 2016, les stocks d’investissements directs à l’étranger (IDE) représentaient 268 Mds USD de la France vers les Etats-Unis et 78 Mds USD réciproquement selon l’U.S. Bureau of Economic Analysis - BEA. Les Etats-Unis sont ainsi le 1er investisseur en France et la France le 6ème investisseur aux Etats-Unis. Ce lien très fort est confirmé par l’analyse des données de flux d’IDE, les nouveaux investissements français vers les Etats-Unis s’élevaient en 2016 à 19 Mds USD, en 5ème position mondiale, plus conséquents que ceux venus de l’Allemagne ou du Japon, quand la France attirait réciproquement 1,9 Mds USD sur la même période.
  5. Les IDE croisés soutiennent un nombre important d’emplois. Les 4800 filiales d’entreprises françaises (données Orbis) employaient environ 678 000 personnes aux Etats-Unis selon les dernières statistiques du BEA, portant sur 2015, ce qui fait de la France la 3ème source étrangère d’emplois aux Etats-Unis. En 2016, les IDE en provenance de France ont créé ou maintenu 27 000 emplois aux Etats-Unis (source : BEA). Réciproquement, les 4 600 filiales d’entreprises américaines employaient environ 478 000 salariés en France en 2015 (source : BEA) et les IDE en provenance des Etats-Unis ont permis la création ou le maintien de 7 000 emplois (source : Business France).
  6. Le secteur manufacturier américain est le principal bénéficiaire des IDE français. Tous les secteurs bénéficient des investissements croisés. Le secteur industriel pèse à lui seul plus de 47 % des IDE français aux Etats-Unis, et représente 194 000 emplois directs aux Etats-Unis, d’après le BEA. Le secteur manufacturier est également le premier secteur d’investissement américain vers la France, avec  27 % des IDE  et 195 000 emplois.
  7. Ces IDE ont des effets de diffusion sur l’ensemble du territoire. Naturellement, la Californie, l’Etat de New York et le Texas sont les Etats qui attirent à la fois le plus d’IDE depuis la France et ceux qui suscitent le plus de retombées en termes d’emploi, eu égard à leurs poids économiques respectifs, mais tous les Etats sont concernés (cf. carte). Réciproquement, l’ensemble des bassins d’emplois français bénéficient des IDE américains.
  8. Les implantations locales d’entreprises françaises et américaines jouent un rôle clé dans les exportations des deux pays. Les filiales françaises aux Etats-Unis exportent chaque année près de 22 Mds USD de biens depuis le sol américain vers des pays tiers (source : BEA 2015). Réciproquement, les entreprises américaines présentes en France bénéficient d’un accès privilégié aux marchés européen et africain, et exportent chaque année environ 40 Mds USD vers ces zones. Selon l’institut d’études Kantar Public, 88 % des entreprises étrangères basées en France considèrent la France comme hub d’exportation vers l’Europe et l’Afrique et sont 93 % à exporter vers ces marchés.
  9. La R&D est au cœur de nos relations économiques. Les Etats-Unis ont représenté en 2017 le quart des nouveaux projets R&D en France (source : Business France) et les entreprises américaines investissent 2 Mds USD en R&D annuellement. Réciproquement, les entreprises françaises financent la R&D américaine à hauteur de 5 Mds USD par an, soit 10 % de la R&D étrangère aux Etats-Unis (source : BEA). 89 % des dépenses en R&D d’entreprises françaises sont concentrées dans le secteur manufacturier et la France est la 1ère source de R&D étrangère dans l’électronique et l’informatique aux Etats-Unis. Plusieurs entreprises françaises sont partenaires des centres de recherche universitaire ou du Département américain de la Défense. Chaque année, environ 50 000 brevets sont déposés par des entreprises américaines en France et françaises aux Etats-Unis.
  10. Des échanges économiques très intenses dans les domaines de pointe. Les entreprises françaises sont historiquement très présentes aux Etats-Unis dans les domaines de haute technologie, liés notamment à la défense, à la sécurité et à la biométrie, ainsi que dans l’industrie du futur. Réciproquement, en 2017, 28 % des projets d’investissements américains en France étaient dans le domaine des nouvelles technologies, et les Etats-Unis ont représenté 35 % des investissements étrangers dans ce secteur. Début 2018, plusieurs grands groupes technologiques américains ont annoncé l’ouverture de centres de recherche européens en France, dans l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Selon la Chambre de Commerce américaine en France, 96 % des investisseurs américains considèrent la France comme une destination attractive dans le numérique.

Retrouvez le détail de la relation économique franco-américaine, Etat par Etat, sur le blog du SER des Etats-Unis.

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