Relations bilatérales

Sur les 12 derniers mois (juillet 2017 – juin 2018), le commerce de biens entre la France et la Tanzanie s’est élevé à 98 MEUR, en baisse de 19 % par rapport à la même période en 2016-2017, conséquence avant tout de la diminution des importations françaises (de 68 MEUR à 41 MEUR). Pour autant le solde de la balance commerciale redevient excédentaire au bénéfice de la France.

 

1/ Les échanges commerciaux sont modestes mais ils se sont améliorés sur les 12 derniers mois au profit de la France.

1.1 Nos exportations reprennent légèrement.

Aux six premier mois 2018, la France a exporté des biens pour un montant de 57 MEUR contre 53 MEUR à la même période en 2017, soit une augmentation de 7,5%. Les résultats de l’année 2017 s’inscrivaient parmi les deux plus mauvais enregistrés depuis 2009, suite à la chute très nette des exportations de produits pharmaceutiques.

Sur les 12 derniers mois, les principaux biens exportés sont les boissons pour 6,6 MEUR, les produits chimiques divers pour 6 MEUR, les produits alimentaires divers pour 5,1 MEUR et les équipements de la construction aéronautique pour 4,9 MEUR.

A titre indicatif, en 2016, les ventes de biens français atteignaient 121 MEUR.

Pour l’heure, selon la Banque centrale, la France se présente comme le 18ème fournisseur de la Tanzanie et ses parts de marché sont estimées à 0,5%.

 

1.2 Les importations en provenance de la Tanzanie sont en baisse au premier semestre 2018.

Nos importations, après une augmentation constante sur la période 2012-2017, diminuent  en 2018, atteignant 41 MEUR contre 68 MEUR, soit une baisse de 39,7%. Le premier poste d’importation pour la France concerne la culture et l’élevage pour 18,1 MEUR, soit 44% du total des importations. S’en suivent les produits et conserves à base de poissons et de produits de la pêche pour 8,8 MEUR, les articles de joaillerie et bijouterie pour 6,8 MEUR et les produits de la pêche et de l’aquaculture pour 2,3 MEUR. Cette contraction s’est effectuée sous l’effet de la politique de réduction de l’exposition extérieure  mise en œuvre par les autorités tanzaniennes.

La Tanzanie se présente comme le 125ème client de la France. Au sein de la région Afrique-Océan indien, le pays est le 24ème client de la France et il accueille 0,5% des exportations françaises dans la région.

1.3 Le solde de la balance commerciale redevient excédentaire sur la période 2017-2018.

Le volume global des échanges a atteint 98 MEUR en 2018. Le solde commercial est  ainsi passé d’un déficit de 15 MEUR en 2017 à un excédent pour la France de 16 MEUR aux six premiers mois 2018.

 

2/ La présence française en Tanzanie reste faible mais sa consolidation semble possible.

La présence française en Tanzanie qui s’est longtemps organisée autour de grands groupes traditionnellement structurants en Afrique, s’est diversifiée sur la récente période, en particulier sur des problématiques montantes telles que les ENR et l’urbanisme. On dénombre une trentaine d’implantations françaises autour de treize filiales de groupes français : Total, Bolloré Transport Logistics, CMA CGM, Lafarge Holcim, AGS, JC Decaux, Maurel & Prom, Sagemcom, Tokheim, ainsi que Ipsos, Air France-KLM, Bureau Veritas, et RFI.

A noter que quatre entreprises françaises travaillent sur un seul projet en Tanzanie : Bouygues Energies et Services (l’interconnexion électrique avec le Kenya), Engie (projet d’électrification rurale avec Powercorner), IGNFI (constitution d’un plan cadastral à Dar es Salam) et Antea Group (contracté par Total pour un projet d’inspection technique des infrastructures de GAPCO). Par ailleurs, plusieurs entreprises tanzaniennes bénéficient d’une participation française à leur capital : TPC (production sucrière), détenue à 30 % par Téréos Océan Indien, entreprise basée à la Réunion, et CSTC (production d’amidon de manioc). Deux sociétés locales sont franchisées : Mazars (audit), Europcar (services de transport) et au moins six entreprises françaises sont représentées par des partenaires locaux : Michelin, EGIS, Renault, Suez Environnement, OCEM et Telerad.

3/ De belles opportunités se présentent pour les entreprises françaises.

Les grands projets du gouvernement concernant le traitement et la gestion de l’eau, le plan d’urbanisation de Dodoma, le développement du secteur aéronautique, le développement des ENR et des infrastructures (tous secteurs confondus) offrent de nombreuses opportunités pour les sociétés françaises souhaitant répondre au mieux aux besoins du pays. Les perspectives semblent également bonnes dans le secteur de la sécurité-défense.

En juin 2018, le gouvernement tanzanien à dévoiler le « Blue Print », un document permettant d’amender le cadre législatif et réglementaire concernant l’environnement des affaires en Tanzanie. Cet effort annoncé par le gouvernement devrait motiver le secteur privé local et les entreprises étrangères.

 

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