Le mot du Chef de service économique

Mesdames, Messieurs les représentants de sociétés françaises,

 

J’ai le plaisir de m’adresser à vous, en ce milieu d’année où l’actualité est nettement dominée par la mise en œuvre du programme économique défini par la Présidente Samia Suluhu Hassan, ayant succédé le 19 mars dernier au Président Magufuli, décédé en début de second mandat quinquennal (2020-2025). Les grandes lignes du « plan stratégique Tanzanie 2025 » sont inchangées et les grands travaux d’infrastructures vont se poursuivre mais certaine priorités de développement apparaissent désormais : agriculture, eau, éducation, santé. Cette période s’avère d’autant plus cruciale que la transition politique vient à peine de débuter et que l’impact de la pandémie sur l’économie tanzanienne reste à évaluer.

L’effondrement des recettes touristiques contribue nettement à la contraction de l’économie nationale (le secteur représente 15% du PIB) mais il semble que cet effet négatif ait été contenu en l’absence de confinement strict imposé à la population depuis mars 2020. La croissance de l’économie tanzanienne atteindrait ainsi 4% pour 2020/2021 contre 6% initialement prévus et l’inflation resterait jugulée à 3,5% (3,7% cf FMI). Globalement, les indicateurs macro-économiques sont satisfaisants et le risque de surendettement demeure faible.

La Présidente a fait des annonces encourageantes à propos des améliorations à apporter à l’environnement des affaires pour restaurer la confiance des investisseurs au plus vite et soutenir le secteur privé ; il convient d’en attendre la concrétisation. Ainsi donc, de belles opportunités devraient se présenter pour les entreprises françaises désireuses de participer aux projets structurants que le gouvernement entend finaliser : traitement et gestion de l’eau, urbanisation durable, développement des infrastructures (routières, aéroportuaires, portuaires, industrielles en général), transports (aériens notamment), génération d’énergie (renouvelable ciblée), santé, agriculture, tourisme et sécurité-défense.

A noter également qu’en 2020, nos échanges commerciaux avec la Tanzanie se sont améliorés et les exportations françaises ont continué de progresser par rapport à 2019 (+6,1 %), passant de 62,25 MEUR à 66 MEUR. Cette croissance a été principalement tirée par les ventes de matériels de transport (20,5 MEUR, contre 2,5 MEUR) et d’équipements mécaniques, matériels électriques, électroniques et informatiques (22,5 MEUR soit +12 %). Sur cette même période, les importations en provenance de Tanzanie ont légèrement augmenté pour se situer à 35,6 MEUR (+6 %) grâce au succès des produits agroalimentaires (44% du total) et des produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture (42% du total).

Par rapport à l’année 2019 et malgré la crise de la pandémie, le solde commercial français s’est consolidé fin 2020 (30,4 MEUR), en augmentation de 6,2%. Cette tendance semble se confirmer pour l’année en cours.

 Se de dar

Le service économique est à votre disposition.

                                                                                                  Philippe GALLI

Publié le