Relations bilatérales

Commerce bilatéral: Bilan des échanges commerciaux franco-turcs en 2018

 

En 2018, le commerce bilatéral entre la France et la Turquie s’est établi à 14 Mds EUR, se contractant de 1,3% en glissement annuel. Les exportations françaises reculent de 10,6% (à 6 Mds EUR), tandis que les importations progressent de 7% (à 8 Mds EUR). Il en résulte une forte dégradation de notre déficit commercial bilatéral, qui s’accentue de 797 M EUR en 2017 à 2 Mds EUR en 2018 (+155%). Les échanges continuent d’être portés principalement par les matériels de transport. L’important recul de nos exportations et le creusement du déficit bilatéral en découlant sont directement imputables aux turbulences macroéconomiques en Turquie dans les derniers mois de 2018 : les mois de septembre, octobre, novembre et décembre ont ainsi vu nos exportations se contracter respectivement de 26,4%, 28,9%, 34,5% et 46,2% en glissement annuel.

1. Le déficit commercial bilatéral se creuse largement en 2018

12ème débouché mondial de la France jusqu’au S1 2018, la Turquie est désormais notre 14ème client, 6ème hors UE et Suisse, derrière les Etats-Unis, la Chine, Singapour, le Japon et Hong Kong. Elle a absorbé 1,24% de nos exportations, contre 1,6% en 2016 et 1,45% en 2017. Comme en 2017, la Turquie a été notre 13ème fournisseur mondial, 5ème hors UE et Suisse, derrière la Chine, les États-Unis, le Japon et la Russie. La part de la Turquie dans nos importations est en hausse : elle a ainsi été à l’origine de 1,43% de nos importations, contre 1,38% sur l’année 2017.

Selon les données des Douanes françaises, en 2018, le commerce bilatéral total des biens entre la France et la Turquie s’est élevé à 14 Mds EUR. Les échanges globaux voient leur progression entravée et se contractent de 1,3% en glissement annuel (-191 M EUR): les exportations françaises à destination de la Turquie ont reculé de 10,6% (-712 M EUR) et ont représenté 6 Mds EUR. Les importations françaises en provenance de Turquie sont, quant à elles, en hausse de 7% (+522 M EUR) et ont atteint 8 Mds EUR. La France affiche donc un déficit commercial de 2 Mds EUR en 2018, en progression de 155% par rapport à 2017 (il représentait alors 797 M EUR).

2. Les relations commerciales bilatérales demeurent dominées par l’aéronautique et l’automobile

Les principaux postes d’exportations françaises, qui avaient enregistré une progression nette au S1 2018, sont en recul sur l’année : le poste « aéronautique » a reculé de 14,1% (à 642 M EUR), tandis que les postes « accessoires pour véhicules automobiles » et « produits sidérurgiques » se sont respectivement contractés de 9,3% (à 453 M EUR) et 17,8% (à 376 M EUR). Le dynamisme des exportations automobiles, observé en 2017 et au S1 2018 et notamment imputable à l’important renouvellement de gamme proposé par les constructeurs français, n’est plus de mise : le poste « véhicules automobiles », encore deuxième poste d’exportation au S1 2018, recule de 33,7% (à 371 M EUR) et devient notre quatrième poste. A l’inverse, les exportations de « déchets non dangereux » (+19,9%, à 184 M EUR) et « autres produits chimiques organiques de base » (+16,9%, à 154 M EUR) sont en progression. La hausse des exportations des « produits du raffinage du pétrole» et d’ « autres matériels électriques » est également à noter : elles croissent respectivement de 90% (à 88 M EUR) et de 107% (à 84 M EUR).

Les importations en provenance de Turquie ont augmenté en 2018, en ligne avec la progression observée au S1 2018: les importations de « véhicules automobiles » ont augmenté de 7,7% (à 2,7 Mds EUR), tandis que les « accessoires pour véhicules automobiles » et les « vêtements de dessus » croissent respectivement de 13% (à 462 M EUR) et de 3,4% (à 435 M EUR). Les progressions les plus marquantes sont enregistrées par les postes « aéronefs et engins spatiaux » (+38,1%, à 183 M EUR) et « produits électroniques grand public » (+24,4%, à 158 M EUR). Seule exception parmi les grands postes d’importation, les « vêtements de dessous » reculent de 2,5% (à 422 M EUR).

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