Relations bilatérales

Les échanges entre la France et la Thaïlande est un peu inférieur à 5 milliards € en 2018. Notre solde commercial fluctue en restant déficitaire : -860 M€ en 2016, -401 M€ en 2017, -940 M€ en 2018. La part de marché française en 2018 est de 1,5% et la France conserve son rang de deuxième exportateur européen (environ 17 % du total UE) derrière l’Allemagne et devant la Grande-Bretagne. Elle demeure le quatrième client de la Thaïlande au sein de l’UE (7,5 % des ventes thaïlandaises), derrière l’Allemagne (20,1 %), les Pays-Bas (17,1 %) et la Grande-Bretagne (17,1 %).

Les exportations françaises (1,87 milliards €  /- 18,7% en 2018) font de la Thaïlande un marché plus important que certains pays du G20 ou membres de l’UE. Le secteur des « aéronefs et engins spatiaux » (54 % du total en 2017, 43% en 2018) reste chroniquement notre premier poste d’exportations. Les « équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique », sont en progression régulière sur dix ans (+47 %). Il convient de noter la performance sur dix ans des « produits des industries agroalimentaires françaises » (+90 %) et « produits chimiques, parfums et cosmétiques » qui ont presque doublé alors qu’ils sont contraints par des pics tarifaires et des droits d’accise élevés sur le marché thaï.

Les importations thaïlandaises en France ont aussi progressé (+3,2 %) en 2018 pour atteindre 2,8 milliards €. La France importe d’abord des « équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique » : 39% des importations en 2018 (+95 % entre 2008 et 2018). Viennent ensuite les « produits agroalimentaires » (+7,5 % depuis 2008). Le poste « textiles, habillement, cuir et chaussures » est en baisse de 16,5% et plus de sept points sur dix ans.

Ces évolutions traduisent une réalité : le commerce extérieur de la Thaïlande est celui d’un pays industrialisé. Le pays perd en compétitivité dans la confection, vouée aux pays à plus faibles coûts salariaux, mais sa base industrielle, liée aux investissements étrangers, est la source majoritaire de ses exportations. Au-delà des contrats aéronautiques toujours dominants, plusieurs facteurs font espérer une amélioration de notre solde commercial. La mise en œuvre de la modernisation économique « Thailand 4.0 », qui va de pair avec l’aménagement de l’Eastern Economic Corridor, et l’ambitieux programme d’investissements dans les infrastructures de transport (58 milliards € sur 2015-2023) suscitent l’intérêt des grandes entreprises françaises., notamment de services et d'ingénierie.

A moyen terme, un accord de libre-échange entre l’Union européenne et la Thaïlande permettra sans doute d’améliorer l’accès au marché de produits agro-alimentaires ou de consommation produits en France et jusqu'ici soumis à des pics tarifaires.

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