Relations bilatérales

Les échanges entre la France et la Thaïlande ont dépassé la barre des 5 milliards € en 2017. Notre solde commercial s’est amélioré de -860 M€ en 2016 à -394 M€ en 2017. La part de marché française en 2017 est de 1,56% et la France conserve son rang de deuxième exportateur européen (16,9 % du total UE) derrière l’Allemagne (29,5 %) et devant la Grande-Bretagne (14,2 %). Elle demeure le quatrième client de la Thaïlande au sein de l’UE (7,5 % des ventes thaïlandaises), derrière l’Allemagne (20,1 %), les Pays-Bas (17,1 %) et la Grande-Bretagne (17,1 %).

 Les exportations françaises (2,3 milliards €  /+ 33,1% en 2017) font de la Thaïlande un marché plus important que certains pays du G20 ou membres de l’UE. Le secteur des « aéronefs et engins spatiaux » (54 % du total en 2017) reste chroniquement notre premier poste d’exportations. Le deuxième poste d’exportations correspond  aux « équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique », en progression régulière depuis dix ans (+36,7 %). Il convient de noter la performance sur dix ans des « produits des industries agroalimentaires françaises » (+93,7 %) et « produits chimiques, parfums et cosmétiques » (+98%) alors qu’ils sont contraints par des pics tarifaires et des droits d’accise élevés sur le marché thaï.

 Les importations thaïlandaises en France ont aussi progressé (+4,1 %)  en 2017 pour atteindre 2,7 milliards €. La France importe d’abord des « équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique » : 39,8 % des importations en 2017 (+ 90,2 % entre 2008 et 2017). Viennent ensuite les « produits agroalimentaires » (+12 % depuis 2008). Le poste « textiles, habillement, cuir et chaussures » est en baisse de 7 points sur dix ans (8,3 % en 2017).

Ces évolutions traduisent une réalité : le commerce extérieur de la Thaïlande est celui d’un pays industrialisé. Le pays perd en compétitivité dans la confection, vouée aux pays à plus faibles coûts salariaux, mais sa base industrielle, liée aux investissements étrangers, est la source majoritaire de ses exportations. Au-delà des contrats aéronautiques toujours dominants, plusieurs facteurs font espérer une amélioration de notre solde commercial. La mise en œuvre de la modernisation économique « Thailand 4.0 », qui va de pair avec l’aménagement de l’Eastern Economic Corridor, et l’ambitieux programme d’investissements dans les infrastructures de transport (58 milliards € sur 2015-2023) suscitent l’intérêt des grandes entreprises françaises. 

A moyen terme, un accord de libre-échange entre l’Union européenne et la Thaïlande permettra sans doute d’améliorer l’accès au marché de produits agro-alimentaires français ou de consommation soumis aujourd’hui à des pics tarifaires.

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