Echanges commerciaux France-Suriname en 2018

Nos échanges avec le Suriname se sont soldés en 2018 par un déficit de 12,3 MEUR, certes inférieurs aux 40 MEUR moyens de déficit au cours de la dernière décennie, mais après un déficit anecdotique de 0,3 MEUR en 2017.

Ce recul s’explique notamment par la réapparition d’un solde fortement négatif sur les produits raffinés (-6,1 MEUR après un solde positif de 0,4 MEUR en 2017 et un déficit de 24,4 MEUR en 2016), ainsi qu’un creusement du déficit sur nos deux autres grands postes déficitaires, les fruits tropicaux (8,8 MEUR, +277%) et les produits du travail des grains (-2,4 MEUR, +12%). Nos postes traditionnels d’excédents ont en revanche peu progressé, avec une stabilité des boissons alcoolisées distillées (5,4 MEUR) et un recul de 21% pour les savons et détergents (à 0,5 MEUR). On notera cependant le développement progressif de nos exportations d’équipements aérauliques et frigorifiques industriels, qui constituent désormais notre 2e excédent (à 0,6 MEUR) alors que la filière était inexistante en 2016 (et après 0,2 MEUR en 2017).

Nos exportations à destination du Suriname (12,2 MEUR, +4% par rapport à 2017) ont affiché des performances très contrastées l’année passée. Les boissons alcoolisées distillées ont maintenu leur premier rang (5,4 MEUR, stables), devant les produits raffinés (0,8 MEUR, +118%) et les équipements frigorifiques (0,6 MEUR, +262%). Deux postes traditionnels d’excellence ont en revanche poursuivi leur recul : les savons et détergents (0,6 MEUR, -19% après -21% en 2017) et le malt (0,5 MEUR, -12% après -27% en 2017).

Des commandes ponctuelles ont permis le développement de certains postes inexistants jusqu’à présent, sans certitude cependant d’un maintien au cours des années à venir : machines pour le travail des matières plastiques (0,3 MEUR), préparations à base de produits de la pêche (0,2 MEUR)…

Nos importations en provenance du Suriname (24,5 MEUR, +104% par rapport à 2017) doivent leur rebond à la reprise de nos importations de produits raffinés, à 6,9 MEUR contre quasiment zéro en 2017 et 24,5 MEUR en 2016. Les importations de fruits tropicaux, qui avaient également reculé (de 4,6 à 2,3 MEUR), sont également reparties à la hausse (8,8 MEUR).

De façon plus modeste semble également se développer depuis deux ans une filière d’importations de produits de menuiserie (inexistante en 2016, elle a représenté 0,1 MEUR en 2017 et 0,5 MEUR en 2018)./.

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