Conjoncture

Le rétablissement des cours des matières premières, l’entrée en production de la mine d’or de Merian ainsi que l’effet de base face au choc de la dévaluation de 2016 ont permis au Suriname de sortir de la récession en 2017, avec une croissance nulle selon le FMI, faisant suite à -2,6% en 2015 et -5,1% en 2016. L’institution s’attend à une reprise modérée de la croissance en 2018, à +1,4%, sous l’effet notamment de la hausse des cours des matières premières (pétrole et or), avant 2% en 2019. Le taux d’inflation, qui avait bondi de 6,9% en moyenne annuelle en 2015 à 55,5% en 2016 sous l’effet de la dévaluation (-46% face au dollar américain), a pour sa part entamé un lent retour à la normale (22% en 2017 et 8,9% attendus par le FMI en 2018, avec une légère reprise à 9,6% en 2019).

Les comptes extérieurs du pays ont quant à eux enregistré un fort redressement en 2017, avec un excédent de la balance courante de 8,9% du PIB, contre un déficit de 3,1% en 2016 et de 16,5% en 2015. L’excédent devrait perdurer selon le FMI, à des niveaux plus conformes à la structure de l’économie surinamienne (6,3% en 2018 et 5,2% en 2019). Le printemps 2018 a par ailleurs vu les réserves de change se reconstituer à des niveaux normaux (665 MUSD en mai), après avoir perduré entre 320 et 350 MUSD depuis début 2015. Le taux de change continue à se maintenir autour de 7,5 SRD pour un USD.

S’agissant des finances publiques du pays, si un déficit toujours conséquent prévaut en 2017 (7,4% du PIB, après 9,4% en 2015 et 7,8% en 2016), il devrait selon le FMI progressivement se résorber, à 5% en 2018 et 4% en 2019. Cette tendance contribuerait à la poursuite du recul du niveau d’endettement public, qui s’établissait à 72,1% du PIB fin 2017 (contre 43% en 2015 et 75,9% en 2016), à 68,5% en 2018 et 67,7% en 2019.

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