Relations bilatérales

Le commerce bilatéral entre la France et la Somalie a retrouvé un niveau négligeable depuis 2017, année record dû à l’envoie de produit agroalimentaire par la France pour lutter contre la famine. La France bénéficie d’un excédent structurel, en moyenne de 15,2 MEUR sur la décennie, qui se réduit donc à 8,7 MEUR en 2019. Selon les données CNUCED en 2019, la France, avec 4,2 MUSD, avait 0,57 % de part de marché sur le total des exportations somaliennes (14ème place), et représente aussi un fournisseur marginal avec 0,22 % (9,8 MUSD, 27ème place)  du total importé.

En 2019, les exportations françaises vers la Somalie diminuent de 46 % pour atteindre 8,8 MEUR. Ce volume d’exportation est le plus faible depuis 2011, et représente une baisse de 77 % par rapport au pic de 2017 (38,2 MEUR), année où la France avait augmenté ses exportation de produit agroalimentaire à 29,1 MEUR (contre 6,4 MEUR en 2016) afin de lutter contre la famine dans le pays. Outre ces derniers (40 %), en 2019, les autres principaux postes d’exportations sont les équipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique (29 %) et le matériel de transport (14 %).

Au 1er semestre 2020, les exportations françaises vers la Somalie augmentent en comparaison au 1er trimestre 2019 (+ 59 %), passant de 3,9 MEUR à 6,3 MEUR, porté par la hausse (+151 %) des exportations de produits de l’industrie agroalimentaire.

Après une progression continue qui s’est arrêtée en 2016, les importations françaises en provenance de la Somalie poursuivent leur diminution, de 7,1 MEUR en 2018 à 5,6 MEUR en 2019 (-21 %). Celle-ci s’explique par une baisse des importations de produits agricoles à 3,8 MEUR (-40 %), qui reste le premier poste d’importation (68 %) devant le bois, papier et carton (30 %) que la France a importé pour la première fois en 2019 pour un montant de 1,7 MEUR.

Au 1er semestre 2020, la tendance se poursuit avec une diminution des importations françaises depuis la Somalie en comparaison au 1er trimestre 2020 (- 28 %), passant de 3,3 MEUR à 2,3 MEUR, porté par la diminution (-44 %) des importations de produits agricoles.

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